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VOYAGES : Le secteur à l'épreuve du coronavirus

Actualité publiée il y a 9 mois 5 jours 12 heures
Santé et économie
Les effets du coronavirus sont certes d’abord sanitaires, mais ils affectent aussi de nombreux champs d’activité : c’est le cas du secteur du voyage aérien ( Visuel Pixabay)

Les effets du coronavirus sont certes d’abord sanitaires, mais ils affectent aussi de nombreux champs d’activité : c’est le cas du secteur du voyage aérien.

Avec des annulations en cascade et des pertes colossales induites, le secteur du voyage est très sévèrement éprouvé par l’actuelle pandémie du coronavirus.

L’impact du covid-19 sur les voyages : Données chiffrées

De l’aveu d’un professionnel du secteur du voyage, l’impact du nouveau coronavirus sur ce secteur se traduit par une baisse historique des activités. Une persistance de la situation résulterait assurément en la disparition de plusieurs acteurs dudit secteur, qu’ils soient marginaux ou majeurs.

Alors que le secteur du tourisme emploie environ 10 % des actifs dans le monde, une majorité de français repousse ou annule ses réservations de séjour à l’étranger. Cette fébrilité du marché est renforcée par les recommandations émises par les autorités administratives.

En 2019, l’effectif des français partis à l’étranger s’élevait à 9 millions. Dans la grande majorité des cas, ces personnes resteront cette année en France. Même pour les français férus de destinations balnéaires, un professionnel parie qu’ils prendront leurs vacances dans l’hexagone.

La pandémie du coronavirus éprouve l’ensemble des secteurs d’activité, mais les craintes, les restrictions et le confinement qu’il provoque frappent de plein fouet le secteur du voyage.

 

La chute des chiffres du voyage

Il est évident que la cause première de la baisse des chiffres du voyage est le coronavirus lui-même. Mais cette cause initiale se cristallise à travers des manifestations qui s’en distinguent.

 

Les recommandations administratives

A la fin février, les autorités françaises en charge des affaires étrangères appelaient à différer les déplacements à l’étranger autant que possible. Dans la même logique, les responsables en charge de l’éducation décrétaient une suspension de l’ensemble des voyages scolaires vers l’étranger.

Début avril, le discours officiel n’a pas vraiment varié : le secrétaire d’État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports recommandait aux français d’attendre avant de réserver leurs séjours à l’étranger.

Au titre des mesures prises pour lutter contre la propagation du virus, de nombreux pays sont en outre peu désireux de voir débarquer sur leur territoire des voyageurs français.

 

Une réaction du marché

De grands rendez-vous internationaux ont aussi fait l’objet d’annulation afin d’éviter de se transformer en creusets de propagation du SARS-CoV-2. C’est notamment le cas pour le salon de l’automobile de Genève et pour le Mobile World Congress de Barcelone.

Dans la même veine, dans le cadre de leurs activités, de nombreuses entreprises s’efforcent depuis le début de l’épidémie, de limiter les déplacements internationaux de leurs salariés.

Lorsqu’on sait que les voyages d’affaires constituent environ le tiers du marché du voyage, on mesure mieux l’impact du coronavirus sur ce secteur.

 

Les conséquences sur les demandes de documents de voyage

L’une des conséquences de la chute des déplacements des français vers l’étranger consiste en la chute proportionnelle des demandes relatives aux documents de voyage.

En effet, il ne sert à rien d’émettre de telles demandes alors que l’éventualité même d’un voyage reste incertaine. Par ailleurs, l’effet cumulé des restrictions liées au confinement et de la suspension des activités non essentielles contribue à réduire le nombre de demandes de ces documents.

Même hors de France, plusieurs représentations françaises à l’étranger publient sur leurs sites web des messages indiquant leur indisponibilité momentanée à délivrer tout passeport en raison de la situation sanitaire.

Pour toutes ces raisons, au-delà du seul secteur du voyage, l’impact du coronavirus se ressent à travers une forte baisse de la demande de passeports ou encore de la demande de permis international, qu’il s’agisse de documents à établir ou à renouveler.

Il est évident qu’en l’absence de voyage, le permis de conduire international dont l’effet est de permettre aux français de conduire à l’étranger, manque de pertinence.

L’impact sur le trafic aérien

Une baisse brutale du trafic 

l’impact du coronavirus sur le secteur du voyage ne manque pas d’éprouver le trafic aérien qui se situe au cœur même du concept moderne de voyage.

En comparaison avec 2019, le trafic aérien passager a reculé de 14,1 % au cours du mois de février d’après les données publiées par l’Association internationale du transport aérien (IATA). Ce recul constitue la chute la plus importante depuis celle causée par les attentats du 11 septembre 2001.

Pour les compagnies aériennes françaises, l’effondrement du trafic se traduit en termes de suspension de l’ensemble de leurs vols. C’est le cas pour Hop, Transavia ou encore Easyjet. D’autres ont opéré des réductions drastiques : Air France n’a maintenu que 2 % de ses vols court-courrier.

 

Des conséquences prévisibles

Avec les effets du coronavirus sur le secteur du voyage, il est à prévoir que de nombreuses compagnies aériennes feront faillite.

En France, faute de trafic, l’aéroport d’Orly n’opère plus depuis le 31 mars et a donc clos ses portes. Le peu de trafic résiduel a été détourné vers l’aéroport de Roissy.

Au plan global, la baisse de la demande de services aériens a conduit à l’annulation de près de 18 000 vols. Les pertes de revenus attendues dans le secteur du transport aérien font l’objet de diverses évaluations.

Alors que certains les évaluent à 252 milliards de dollars, dans sa vision la plus pessimiste, l’IATA prévoit que l’ensemble du marché verra son chiffre d’affaires perdre de 63 à 113 milliards de dollars.

Pour ces raisons, sur le long terme, les analystes tablent sur une hausse des coûts du transport aérien qui se justifiera par la volonté des compagnies impactées de se refaire après ces lourdes pertes.

Comme le souligne le blog Voyage Avec Nous, « Rester c’est exister : mais voyager, c’est vivre ». Face au coronavirus cependant, beaucoup de français vont devoir simplement rester, du moins en attendant que passent les phases critiques.

Lorsqu’il sera à nouveau possible de voyager, n’oubliez pas, faites-vous une carte souvenir avec Fizzer pour marquer votre premier voyage après le coronavirus. Pour rappel, Fizzer est une application qui vous permet de créer des cartes postales inédites et originales, de les personnaliser et de les envoyer à vos proches par la poste. Le service, accessible depuis la France ou l’étranger, permet de surprendre ses proches tout en maintenant le contact avec eux.

 

En attendant, le choix de rester s’imposera d’autant plus qu’à travers le monde, de nombreuses destinations proposées aux français par le secteur du voyage subiront à leur tour l’épreuve du coronavirus.