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ACCOUCHEMENT : 39 semaines, un seuil bénéfique et sûr pour le déclencher

Actualité publiée il y a 3 semaines 22 heures 21 min
Ultrasound in Obstetrics & Gynecology
Le déclenchement du travail à 39 semaines a déjà été proposé dans différentes directives pour préserver la santé optimale de la mère et du nouveau-né.

De nombreuses études sont consacrées aux risques associés à la naissance prématurée. Cette recherche de l'Université Aristote de Thessalonique (Grèce) souligne l’augmentation du risque de complications maternelles et fœtales en cas de grossesse prolongée au-delà de 39 semaines. Des conclusions présentées dans la revue Obstetrics & Gynecology qui confirment ce seuil de déclenchement comme une option sûre et bénéfique pour les mères et leurs bébés.

 

La prévalence des complications maternelles et fœtales augmente avec l'avancement de la grossesse au-delà de 39 semaines et le déclenchement du travail à 39 semaines a déjà été proposé dans différentes directives pour préserver la santé optimale de la mère et du nouveau-né.

 

Cette méta-analyse des données notamment échographiques et des résultats de naissance de 5 essais contrôlés randomisés confirme en effet que le déclenchement électif du travail lors d’une grossesse simple, sans complication, à partir de 39 semaines de gestation n’est pas associé à des taux de complications plus élevé et, en réalité, peut même réduire le risque de césarienne, de maladie hypertensive et d'assistance respiratoire chez le nouveau-né.

 

L’induction du travail à partir de 39 semaines, une option sûre et bénéfique : ces données sont considérées comme suffisantes par ces experts pour confirmer l’intérêt de l’induction du travail à partir de 39 semaines en cas de grossesse unique et simple et soutenir la sécurité de cette option, somme toute déjà reconnue en pratique clinique. Le Dr Alexandros Sotiriadis, auteur principal et médecin à l'Université Aristote de Thessalonique, ajoute cependant : « Avant d'entreprendre le déclenchement du travail dans les grossesses à faible risque, les femmes doivent être conscientes du fait que cela peut entraîner un processus plus long et plus douloureux que le travail spontané ».

 

Les services de maternité devront alors prendre en compte l'impact du déclenchement généralisé du travail sur la capacité en salles de travail et sur les personnels de santé bien sûr.

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