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ACCOUCHEMENT dans l’eau : Pas plus de risque ?

Actualité publiée il y a 3 semaines 3 jours 4 heures
Birth
Il y a même quelques avantages associés à la naissance dans l’eau, dont un risque réduit de déchirure du périnée.

Cette équipe de l’Université du Michigan (UM) montre que les naissances « aquatiques » sont aussi sûres que les naissances classiques, pour la mère et son bébé. L’étude menée auprès de plusieurs centaines de femmes, et publiée dans la revue Birth révèle même quelques avantages associés à la naissance dans l’eau, dont un risque réduit de déchirure du périnée. Les résultats qui viennent confirmer ceux de précédentes études, engagent à proposer plus largement ce mode d'accouchement dans les services d'obstétrique.

 

Une précédente Cochrane Review (2009) de 11 essais randomisés portant sur l'immersion dans l'eau pendant le travail et l'accouchement a apporté des preuves que le travail dans l'eau réduit l'utilisation de péridurales pour soulager la douleur. L’analyse montre également que le travail dans l'eau raccourcit la première étape du travail en moyenne de 32 minutes. Les chercheurs n’identifient aucune preuve de risque particulier pour la mère ou le bébé.

La naissance aquatique n'est pas associée à plus de risques pour les nouveau-nés ou leurs mères

L’accouchement dans l’eau, quels protocoles ? Ici, les auteurs suggèrent même que davantage d'établissements devraient pouvoir proposer un accouchement à l'eau et disposer de protocoles pour sa mise en œuvre. Lors de l'accouchement dans l'eau, la femme accouche dans une baignoire remplie d'eau plutôt que dans un lit. Les bébés prennent leur première respiration lorsqu'ils sont sortis de la baignoire. Jusque-là, leurs poumons sont remplis d'eau. Peu d'hôpitaux ou de services d’obstétrique proposent ce mode d’accouchement, en raison du risque perçu pour le nouveau-né, principalement d'infections néonatales ou de déchirure du cordon. Les différentes sociétés savantes restent partagées en particulier sur l'accouchement dans l'eau et la plupart des services qui proposent « cette formule » contraignent les femmes à quitter la baignoire avant la naissance. Ainsi, la mère et le bébé sont immédiatement sortis de la baignoire avant la délivrance du placenta afin que la perte de sang puisse être évaluée avec plus de précision.

 

Une absence globale de différence de résultats pour les 2 modes d'accouchement : cette étude souhaitait proposer une mesure des résultats de l'accouchement dans l’eau en milieu hospitalier à travers l’analyse des données enregistrées au moment de la naissance à des fins d'assurance qualité, de 2 services de sages-femmes qui pratiquent ce mode d’accouchement. Les cas de naissance terrestre ont été exclus en cas de complications (péridurale, liquide maculé de méconium, chorioamnionite, âge gestationnel <37 semaines ou indice de masse corporelle> 40). Les résultats néonatals comprenaient le score d'Apgar et l'admission en unité de soins intensifs néonatals (USIN). Les issues maternelles comprenaient des lacérations périnéales et l’hémorragie post-partum. Les chercheurs ont analysé 397 naissances aquatiques et 2.025 naissances terrestres et n’identifient aucune différence dans les résultats de l'accouchement et de santé du bébé, que ce soit pour les admissions en soins intensifs néonatals (USIN) ou encore les taux d'hémorragie post-partum. L’analyse montre :

  • l’absence de différence entre les 2 modes d’accouchement pour les scores d'Apgar ou les admissions en USIN (1,8% pour la naissance dans l’eau vs 2,5% pour la naissance « classique ») ;
  • le risque de déchirure du périnée est réduit avec l’accouchement dans l’eau ;
  • les taux d'hémorragie post-partum sont similaires pour les deux groupes.

 

 

« Si vous utilisez les techniques appropriées ... les résultats sont excellents » explique l’auteur principal, Lisa Kane Low, professeur à la School of Nursing de l’UM. Nos résultats sont en ligne avec ceux d’études internationales ». Ainsi, cette étude confirme que la naissance d'eau n'est pas associée à un risque accru pour les nouveau-nés ou leurs mères. Il reste, écrivent les chercheurs, à enquêter sur le niveau de satisfaction des mères.

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