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ÂGE du PÈRE et troubles congénitaux, de nouveaux indices

Actualité publiée il y a 1 mois 2 semaines 3 jours
Genome Biology and Evolution

L’âge paternel avancé a déjà été associé avec de moins bons résultats de naissance. Mais ici ce sont de nouveaux indices sur les liens entre l'âge du père et les troubles congénitaux, que livre cette équipe de généticiens de l’University Linz (Autriche). La recherche, publiée dans la revue Genome Biology and Evolution, révèle en effet un lien plus complexe que prévu.  Ainsi, si l’étude confirme que les pères plus âgés sont plus susceptibles d'avoir des enfants atteints de malformations osseuses et cardiaques, ou des troubles du développement neurologique, comme la schizophrénie et l'autisme, elle indique que d’autres mutations peuvent même apparaître dans les testicules du père avant même la maturité sexuelle.

 

Ainsi, une paternité retardée entraîne bien un risque plus élevé d’hériter d’une mutation pouvant entraîner une maladie congénitale chez l'enfant. Et les mutations pathogènes sont plus fréquentes dans le sperme des hommes plus âgés. Cependant, d’où viennent réellement les mutations et pourquoi elles sont si ou plus fréquentes restent des questions sans réponse :

  • ces mutations se propagent-elles principalement au sein de la lignée germinale sexuellement mature, ce qui expliquerait une augmentation du fardeau des mutations au fur et à mesure que les hommes vieillissent ?
  • ou bien les mutations dans le sperme des hommes plus jeunes seraient-elles déjà beaucoup plus nombreuses et fréquentes que prévu jusque-là ?

Chez les pères plus jeunes aussi

L’étude a donc analysé des échantillons de sperme de donneurs anonymes a regardé la fréquence des mutations génétiques de 10 variantes différentes du gène FGFR3 chez les hommes âgés de 23 à 59 ans. Ce gène « récepteur 3 du facteur de croissance des fibroblastes » est une protéine humaine exprimée dans les tissus, notamment le cartilage, le cerveau, les intestins et les reins, et certaines de ses variantes sont associées à des anomalies congénitales. L’analyse révèle que :

 

  • la variante de FGFR3 associée à l’achondroplasie, la forme la plus courante de nanisme des membres, augmente bien avec l’âge du père ;
  • une autre variante de FGFR3, celle-ci associée à la dysplasie thanatophore – un trouble squelettique grave et généralement mortel chez les enfants caractérisé par une cage thoracique disproportionnée et des membres extrêmement courts, augmente avec l'âge paternel ;
  • cependant de nombreuses autres variantes du FGFR3 « pathogènes » n’apparaissent aucunement liées à l’âge du père : par exemple, la variante associée au syndrome CATSHL (une grande taille, une scoliose, et une déficience auditive) n’est pas plus fréquente dans le sperme des hommes plus âgés.

 

Ainsi, cette étude nous apprend que les jeunes pères encourent, également, un risque plus élevé que « prévu » d’avoir des enfants porteurs de ces mutations pathogènes.

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