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ALCOOL: On juge son ébriété à celle des autres

Actualité publiée il y a 3 années 1 mois 2 semaines
BioMed Central

Cette étude de l'Université de Cardiff constate qu’on juge son état d’ébriété non pas en fonction de sa propre consommation d’alcool, mais de celle de ceux qui vous entoure. L’étude rappelle, finalement l’influence importante de l’entourage dans la consommation de substances en général. Des conclusions, présentées dans la revue BioMed Central, qui montrent ainsi une sous-estimation de son propre niveau d’ivresse et une tendance aux comportements à risque, en cas de consommation excessive groupée ou d’épisodes de binge drinking. Des données qui appellent à cibler de manière plus évidente la consommation de groupe, dans les interventions de prévention.

A contrario, les buveurs ont meilleure conscience de leur ébriété et vont prendre moins de risque quand ils sont entourés de personnes sobres. Bref, l'étude est la première à regarder la façon dont on perçoit sa propre ivresse et les effets d'une consommation excessive d'alcool sur la santé. De précédentes études ont fait l'hypothèse que ceux qui boivent en excès, s'imaginer que tout le monde fait de même, cette étude montre que la perception de la consommation quelle qu'elle soit est relative à celle des autres.


Pour aboutir à ce constat, les chercheurs ont testé la concentration d'alcool dans l'haleine de 1.862 participants, âgés en moyenne de 27 ans, et appartenant à différents groupes sociaux. Ces tests ont été effectués entre 20 heures-3 heures le vendredi et le samedi soir à proximité de lieux festifs et les participants ont été « classés » selon leur niveau et situation de consommation. 400 des participants ont répondu à 4 questions sur leur perception de leur niveau de consommation et d'ivresse et sur les conséquences possibles de leur consommation d'alcool sur leur santé. L'analyse montre que,

· en moyenne, les participants se perçoivent comme modérément ivre et modérément à risque, même si leur niveau d'alcool dépasse les limites. Et c'est plus fréquemment le cas chez les hommes que chez les femmes.

· l'opportunité ou non de continuer à boire, est clairement sous l'influence de l'environnement consommation et l'observation des autres.

Un enseignement précieux pour les futures stratégies de réduction des excès d'alcool, qui devraient mieux prendre en compte ce phénomène d'influence de groupe. Car le buveur entouré d'autres buveurs excessifs, sous-estime son propre niveau d'intoxication et aura tendance à prendre plus de risques- dont le volant par exemple. L'idée de l'auteur principal, le Pr Simon Moore de l'Université de Cardiff est donc de travailler soit à réduire le nombre de personnes très ivres dans un environnement de consommation, soit à augmenter le nombre de personnes sobres…

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