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ALIMENTATION, OBÉSITÉ : Un seul excès suffit à casser le métabolisme

Actualité publiée il y a 3 années 5 mois 3 semaines
The Journal of Clinical Investigation

« De temps en temps mais pas régulièrement », chacun se dit qu’un repas de pizzas, de hamburgers avec des frites etc …ne fera « pas de mal ». Cette étude allemande alerte : tout apport d’acides gras saturés a un impact significatif sur le foie, les muscles et les tissus adipeux. Certaines personnes en bonne santé, avec une prédisposition génétique favorable, peuvent gérer cet impact direct des aliments gras sur le métabolisme. Mais d’autres, moins bien prédisposés ou consommateurs plus réguliers vont connaître des effets bien plus problématiques. Des conclusions présentées dans le Journal of Clinical Investigation qui invitent à une hygiène alimentaire sans faille, ou presque.

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Les chercheurs du German Diabetes Center et de l'Helmholtz Center de Munich rappellent que la hausse mondiale de la prévalence du surpoids, de l'obésité et du diabète de type 2 est largement associée à la consommation de graisses saturées. Ici, les scientifiques montrent que la consommation ponctuelle d'une plus grande quantité d'huile de palme réduit la sensibilité du corps à l'insuline, entraîne une augmentation immédiate des dépôts de graisse et des changements dans le métabolisme énergétique du foie. Des résultats frappants qui contribuent à expliquer comment ces tout premiers changements dans le métabolisme du foie vont à long terme conduire à la maladie du foie gras chez les personnes en surpoids, obèses ou diabétiques.


L'étude a porté sur des participants minces et en bonne santé, répartis pour recevoir, soit une boisson aromatisée riche en huile de palme soit un verre d'eau claire. La boisson à base d'huile contenait une quantité de graisse saturée équivalente à celle de 2 cheeseburgers avec bacon et une « grande frite » ou bien à celle de 2 pizzas au jambon. Les scientifiques montrent que ce seul repas riche en matières grasses était suffisant à réduire l'action de l'insuline en provoquant un début de résistance à l'insuline et à augmenter la teneur en matières grasses du foie. Les chercheurs constatent également des changements dans le bilan énergétique du foie semblables à ceux observés chez des patients diabétiques ou atteints de la maladie du foie gras non alcoolique (NAFLD).

Une dose unique d'acides gras saturés (ici d'huile de palme) a un impact rapide et direct sur le foie et est suffisante pour déclencher une résistance à l'insuline. Ici, grâce aux nouvelles méthodes d'investigation, les scientifiques ont même pu constater que l'apport d'huile de palme affecte l'activité métabolique des muscles, du foie et des tissus adipeux. La résistance à l'insuline induite entraîne une nouvelle augmentation de la formation de sucre dans le foie avec une diminution concomitante de l'absorption de sucre dans les muscles squelettiques, un mécanisme qui entraîne l'augmentation de la glycémie. De plus, la résistance à l'insuline du tissu adipeux provoque une libération accrue de graisses dans le sang, ce qui favoriser encore la résistance à l'insuline.

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