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ALLAITEMENT MATERNEL : Il réduit aussi le risque d’endométriose

Actualité publiée il y a 1 année 12 mois 2 jours
BMJ
L’allaitement maternel « profite » au nourrisson, mais également à la mère, on ne le dira jamais assez.

 

L'endométriose est un trouble gynécologique chronique et incurable qui touche environ une femme sur 10. Or les femmes qui ont allaité leurs bébés ont un risque significativement moindre de recevoir ce diagnostic d’endométriose, révèle cette étude du Brigham and Women's Hospital. Un argument supplémentaire donc, s’il en fallait, documenté dans le British Medical Journal, pour choisir, lorsque c’est possible, d’allaiter son bébé.

L'endométriose touche environ 10% des femmes, avec des symptômes multiples, est caractérisée par la présence de tissus de nature endométriale se développant hors de l'utérus. Ce curieux phénomène induit une réaction inflammatoire chronique, avec des symptômes comme les douleurs abdominales, pelviennes, les règles douloureuses (dysménorrhée), des relations sexuelles également douloureuses (dyspareunie) et l'infertilité. Cette affection est prévalente chez les femmes en âge de procréer et disparaît généralement à la ménopause.

 

Les chercheurs du Brigham and Women's Hospital constatent ici que les femmes qui ont allaité pendant de plus longues périodes présentent un risque beaucoup plus faible d'être diagnostiquées avec l'endométriose. Des résultats qui ouvrent une nouvelle voie de prévention pour une condition qui comptait, jusque-là peu ou pas de facteurs modifiables. L'équipe a analysé les données de la Nurses 'Health Study II (NHSII), débutée en 1989 et suivi ainsi des milliers de femmes sur une durée de plus de 20 ans. Au cours de cette période, 3.296 diagnostics d’endométriose ont été posés après une première grossesse. L'équipe de recherche a examiné combien de temps chaque femme avait allaité, exclusivement allaitée au sein et le temps écoulé avant la première période post-partum.

 

3 mois d’allaitement, c’est 8% de risque d’endométriose en moins : l’analyse constate en effet que, pour 3 mois d’allaitement maternel supplémentaires, les femmes bénéficient d’une réduction de 8% du risque d'endométriose.

Cette baisse s’avère encore plus élevée chez les mères qui allaitent exclusivement : le risque d'endométriose est alors réduit de 14% par « tranche » de 3 mois d’allaitement exclusif par grossesse. Enfin, l'allaitement de plus d'un enfant pendant 18 mois ou plus pendant la durée de la vie reproductive est associé à un risque réduit de près de 30% d’endométriose.

 

 

Explication : l'aménorrhée post-partum ou l'absence temporaire de règles durant l’allaitement pourrait expliquer une partie de cet effet préventif sur le risque d'endométriose. Mais d'autres mécanismes aussi. L'allaitement modifie le niveau des hormones, dont l'ocytocine, l'œstrogène, l'hormone libérant des gonadotrophines et d'autres qui sont impliquées également dans l'endométriose.

Bref, une association robuste entre l'allaitement maternel et le risque d'endométriose qui va, bien évidemment dans le sens de la promotion de l'allaitement maternel.

 

L’allaitement maternel « profite » au nourrisson, mais également à la mère, on ne le dira jamais assez.

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