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ALLAITEMENT MATERNEL : Neuroprotecteur pour la mère et pour l’enfant

Actualité publiée il y a 2 mois 1 semaine 5 jours
Neuropsychobiology
L'étude, la première à utiliser l’EEG chez le petit enfant, montre comment l'activité cérébrale du bébé est corrélée à l'humeur, au type d'alimentation et finalement aux caractéristiques du contact entre la  mère-enfant (Visuel Florida Atlantic University).

L’allaitement maternel permet de stimuler l'humeur chez la mère et la fonction de neuroprotection chez le bébé, et favorise une relation affectueuse mère-enfant, rappelle cette étude d’une équipe de pédiatres de la Florida Atlantic University. L'étude, la première à utiliser l’EEG chez le petit enfant, montre, dans la revue Neuropsychobiology, comment l'activité cérébrale du bébé est corrélée à l'humeur, au type d'alimentation et finalement aux caractéristiques du contact entre la mère-enfant.

 

Environ 1 mère sur 9 souffre de dépression maternelle, ce qui peut affecter le lien mère-enfant et par la suite le développement du nourrisson. Le contact entre la mère et l’enfant joue un rôle clé dans le développement socio-émotionnel et cognitif du nourrisson. Les mères déprimées sont moins susceptibles d’apporter au bébé un contact apaisant, moins capables de détecter les changements dans les expressions faciales de l’enfant et ont également plus de difficultés à réguler leurs propres émotions.

On sait également que les nourrissons de mères déprimées présentent des schémas de fonctionnement cérébral similaires à ceux de leurs mères déprimées et encourent un risque plus élevé de troubles du comportement et des interactions sociales.

L'allaitement maternel primordial dans la construction de la relation mère-enfant

Cette étude à la méthodologie unique, menée par une équipe du Charles E. Schmidt College of Science a examiné le développement de la relation mère-enfant en fonction du type d’allaitement, maternel ou au biberon. L'activité cérébrale du nourrisson a régulièrement été analysée à l’EEG au cours du développement du bébé de l’âge de 1 à 3 mois. L’équipe a ainsi rapproché, chez 113 mères et leurs nourrissons, les symptômes dépressifs maternels, le type d’alimentation et le tempérament ou l'humeur et les modifications des modèles d'activité cérébrale obtenus par EEG.

  • Ces données d’activité EEG s’avèrent différentes en fonction du contact mère-enfant, en fonction de l'humeur de la mère, déprimée ou non déprimée, et du type d’allaitement ; ainsi, les chercheurs décrivent ici les schémas d’activité cérébrale de nourrissons de mères déprimées, qui diffèrent des schémas de nourrissons suivant un développement normal.
  • une réduction du contact mère-enfant est observée chez les nourrissons nourris au biberon et dont les mères sont déprimées ;
  • le caractère affectueux du contact mère-enfant varie selon la sévérité de la dépression, le type d'alimentation, l'allaitement maternel ayant un effet positif au niveau affectif ;
  • les nourrissons de mères déprimées mais nourris par allaitement maternel ne présentent aucun trouble du comportement ou retard de développement cérébral, tels qu’observés chez les nourrissons non allaités de mères déprimées.

 

L’étude montre ainsi, à l'aide de "signatures" d’activité à l’EEG, l’importance de l'humeur maternelle mais aussi de l’allaitement maternel dans la construction d’une relation mère-enfant affectueuse et propice à un bon développement du nourrisson. C’est la première fois qu’une étude montre des modèles d'activation cérébrale différents chez le nourrisson, en fonction de la dépression maternelle et du type d'alimentation.

Enfin, l’expérience révèle également que la durée de l'allaitement du nourrisson et un tempérament maternel positif prédisent une relation et un contact affectueux du nourrisson aussi envers sa mère : ces facteurs semblent donc également influencer le développement de la physiologie et le comportement du nourrisson, même lorsque sa mère est déprimée.

 

Dernière conclusion, chez les mères souffrant de dépression postnatale, l’allaitement maternel semble effacer ou réduire le risque neurophysiologique pour l’enfant.

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