Découvrez nos réseaux sociaux
Actualités

ALZHEIMER : Internaliser son stress mène au déclin cognitif

Actualité publiée il y a 1 année 1 mois 6 jours
The Journal of Prevention of Alzheimer’s Disease
L'intériorisation du stress peut finir par entraîner un déclin cognitif (Visuel Adobe Stock 767700538)

L'intériorisation du stress peut finir par entraîner un déclin cognitif, conclut cette équipe de neurologues de l’Université Rutgers (New Jersey). En d’autres termes, l’étude, publiée dans le Journal of Prevention of Alzheimer’s Disease démontre l'impact du stress psychologique sur la santé cérébrale et les avantages cognitifs à apprendre à mieux le gérer.

 

Intérioriser son stress est un facteur de risque important de déclin cognitif.

 

L'étude examine ainsi de multiples facteurs de risque et de résilience associés au déclin cognitif chez des participants, ici d’ascendance chinoise et âgés de plus de 60 ans. Pourquoi cette population ? Parce que les Américains d'origine chinoise âgés sont historiquement sous-représentés dans la recherche sur le vieillissement cérébral. L’auteur principal, Michelle Chen, professeur de neurologie et expert sur le vieillissement en bonne santé du Rutgers Institute for Health, note : « Avec la croissance significative du nombre d'Américains d'origine asiatique âgés, il est essentiel de mieux comprendre les facteurs de risque de déclin de la mémoire au sein de ce groupe de population ».

Cependant, les conclusions pourraient très probablement être élargies à d’autres communautés.

Le stéréotype de la minorité modèle – qui dépeint les Américains d'origine asiatique comme des personnes constamment performantes, instruites et en bonne santé – constitue un facteur unique auquel cette population et sa santé mentale sont confrontées :

Ces personnes d'origine asiatique âgés peuvent subir un stress lié aux barrières linguistiques et culturelles, face à des objectifs de réussite élevés. Plus largement, ce type de stress social peut passer inaperçu chez les populations vieillissantes, alors qu'il joue un rôle essentiel dans le vieillissement cérébral.  

 

L’analyse des données de la plus grande cohorte de personnes âgées d'origine chinoise aux États-Unis, la Population Study of ChINese Elderly (PINE), de plus de 1.500 participants, révèle en effet que :

 

  • l'internalisation du stress, qui se traduit par un sentiment de désespoir ou une tendance à absorber et à internaliser les expériences stressantes, est fortement associée au déclin croissant de la mémoire telle qu’évaluée à 3 points du suivi de la cohorte.
Plus sur le Blog Neuro

Autres actualités sur le même thème

ABONNEMENT PREMIUM

Accédez sans limite à plus de 15 000 actualités