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MÉMOIRE: Pourquoi ce brouillard cérébral à la ménopause ?

Actualité publiée il y a 2 années 10 mois 1 semaine
Menopause

Les femmes d'âge moyen ont, en général, une meilleure mémoire -et sur tous les aspects- que les hommes, mais cet avantage cognitif semble s’estomper avec la ménopause et la baisse des niveaux d'œstrogène, révèle cette étude présentée dans la revue Menopause : à l’approche et à la suite de la ménopause, les femmes se plaignent d’oublis fréquent et décrivent un « brouillard cérébral ». Après la ménopause, les femmes sont ainsi « disproportionnellement à risque de troubles de la mémoire et de démence » par rapport aux hommes, selon ces auteurs. Des données un peu alarmantes mais qui appellent à exercer encore plus son corps et son esprit.

La perte de mémoire est une conséquence bien documentée du processus de vieillissement et environ 75% des personnes âgées rapportent des problèmes de mémoire. Cette prévalence moins élevée chez les femmes avant la ménopause, devient plus élevée après, et sur toutes les mesures de la mémoire.


L'étude a évalué plusieurs fonctions de la mémoire (la mémoire épisodique, la fonction exécutive, le traitement sémantique et l'intelligence verbale) chez 212 hommes et femmes âgés de 45 à 55 ans à l'aide de tests cognitifs reconnus. La mémoire associative et la mémoire verbale épisodique ont été évaluées en utilisant un examen de mémoire associative nom/ visage et un test de rappel sélectif. L'analyse montre :

· le déclin plus rapide de ces différentes fonctions de mémoire chez les femmes vs hommes, autour de la ménopause,

· que les femmes préménopausées et périménopausées font toujours mieux que les femmes ménopausées dans un certain nombre de domaines clés de la mémoire.

En cause, la baisse des niveaux d'œstradiol chez les femmes ménopausées, une baisse déjà documentée comme associée à une moindre capacité d'apprentissage et de mémoire de rappel, même si les fonctions « stockage » et « consolidation » semblent maintenues. Un « brouillard cérébral » qui doit être pris au sérieux, concluent les auteurs, car il annonce des déficits cognitifs plus sévères.

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