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ALZHEIMER : L’anti-amyloïde qui ralentit le déclin cognitif

Actualité publiée il y a 11 mois 4 semaines 1 jour
CTAD et NEJM
Premières preuves d’efficacité de l’anti-amyloïde lecanemab, un candidat sur le point d'être approuvé par l’Agence américaine FDA (Visuel AdobeStock_483897781).

Ces résultats positifs sur un nouveau médicament qui élimine l'amyloïde toxique, une caractéristique de « l’Alzheimer », ouvrent une option thérapeutique pour les premiers stades de la maladie. Ces données prometteuses présentées à l’occasion de la 15e Conférence sur les essais cliniques sur la maladie d'Alzheimer (CTAD) et publiées dans le New England Journal of Medicine (NEJM), apportent en effet de premières preuves d’efficacité de l’anti-amyloïde lecanemab, un candidat sur le point d'être approuvé par l’Agence américaine FDA.

 

« Les résultats d'aujourd'hui montrent que le lecanemab ralentit le déclin cognitif, ce qui est une bonne nouvelle pour les millions de patients et de familles vivant avec la maladie d'Alzheimer », résume le Dr Howard Fillit, directeur scientifique de la CTAD : « Mais ce n'est qu'un début pour arrêter Alzheimer dans son élan. Nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir pour ralentir le déclin cognitif à 100 % ».

Les médicaments anti-amyloïdes, une partie de la solution ?

"Sans doute", écrivent les auteurs, "mais il reste un besoin pressant de développer une nouvelle génération thérapeutique qui cible de manière combinée tous les aspects de la biologie du vieillissement afin de traiter l'ensemble des pathologies sous-jacentes qui constituent la maladie d’Alzheimer".

 

Le diagnostic avant le traitement : par ailleurs, cette thérapie prometteuse aux stades précoces de l’Alzheimer, implique la disponibilité de nouveaux outils diagnostiques capables de détecter les débuts de la maladie en identifiant notamment ses causes sous-jacentes spécifiques à chaque patient. Alors devient possible une médecine de précision avec une personnalisation du traitement : « Des combinaisons de médicaments uniques adaptées aux pathologies sous-jacentes de chaque patient constitueraient la meilleure réponse thérapeutique pour un soulagement durable de la maladie et un certain maintien de la qualité de vie ».

 

Un pipeline prometteur : le pipeline de médicaments contre la maladie d'Alzheimer s’est en effet renforcé, 75% des candidats médicaments actuellement en cours d'essais cliniques visant de nouvelles cibles, distinctes de l'amyloïde et de la protéine tau, l’autre protéine toxique caractéristique.

 

En regard d’une absence presque totale de traitements contre la maladie d’Alzheimer, le lecanemab est symbole d’espoir, pour les patients et leurs familles mais un peu aussi pour toutes les équipes de recherche qui travaillent depuis des décennies à lutter contre la maladie.

« Nos recherches commencent à porter leurs fruits. Un jour très prochain, ces nouveaux traitements permettront aux patients de conserver leur autonomie et une certaine qualité de vie ».

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