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ALZHEIMER : A long terme, la caféine a ses effets délétères

Actualité publiée il y a 1 année 5 mois 2 semaines
Frontiers in Pharmacology
Le café chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer ou chez les patients sains au cours du vieillissement normal, bloque les récepteurs de l'adénosine, des molécules susceptibles de participer au dysfonctionnement psychologique et cognitif.

Si les troubles de la mémoire sont les symptômes les mieux connus de la maladie d'Alzheimer, cette forme de démence est également caractérisée par des symptômes neuropsychiatriques, qui peuvent être fortement présents dès les premiers stades. Ainsi, l'anxiété, l'apathie, la dépression, les hallucinations, la paranoïa, font partie d’un ensemble de symptômes comportementaux et psychologiques de la démence, qui se manifestent de différemment selon les patients. Ces symptômes sont considérés par les patients comme leur plus grande source de détresse. Alors que le café ou la caféine ont été suggérés comme une stratégie naturelle de prévention de ces symptômes de démence, cette étude suggère qu’une fois ces symptômes installés, la caféine peut exercer des effets opposés.

 

Le café chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer ou chez les patients sains au cours du vieillissement normal, bloque les récepteurs de l'adénosine, des molécules susceptibles de participer au dysfonctionnement psychologique et cognitif. Pour vérifier ses effets, lorsque la maladie est déjà développée, les chercheurs ont mené une étude sur des souris âgées normales et des souris modèles d'Alzheimer. « Ces souris modèles développent la maladie de manière très similaire à des patients humains présentant une forme précoce de la maladie, avec non seulement des symptômes cognitifs typiques, mais aussi des symptômes comportementaux et psychologiques", précise Raquel Baeta-Corral, auteur principal de l’étude.

 

3 tasses de café par jour pourraient exacerber les symptômes neuropsychiatriques une fois installés : L’équipe avait précédemment démontré l'importance du récepteur de l'adénosine A1 comme étant la cause de certains des effets indésirables de la caféine. Ici, elle regarde les effets d’une supplémentation orale à long terme avec une faible dose de caféine (0,3 mg / mL) équivalente à 3 tasses par jour pour un humain. L’expérience montre que :

  • la caféine modifie le comportement des souris saines et aggrave les symptômes neuropsychiatriques des souris modèles d'Alzheimer ;
  • les effets significatifs constatés (chez la souris) sont la néophobie, les comportements anxieux et la sensibilité émotionnelle et le déficit cognitif ;
  • chez les souris modèles d'Alzheimer, les comportements anxieux sont très exacerbés et la caféine ne bénéficie plus du tout à l'apprentissage et à la mémoire.

 

 

Ces observations d’effets néfastes de la caféine chez cette souris modèle d'Alzheimer ainsi que les observations de précédentes études cliniques suggèrent qu'une fois les symptômes neuropsychiatriques installés, la caféine a plutôt tendance à les exacerber.

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