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GROSSESSE : Une mère qui gère son stress rallonge les télomères de son bébé

Actualité publiée il y a 1 année 2 mois 2 jours
American Journal of Psychiatry
Une mère détendue pendant sa grossesse préserve la longueur des télomères de son enfant (Visuel Adobe Stock 255903696)

Le bien-être psychologique de la mère pendant la grossesse a un effet positif sur son nouveau-né. Cette équipe de la Charité - Universitätsmedizin Berlin révèle un nouveau marqueur de ce bien-être et de ses effets : une mère détendue pendant sa grossesse préserve la longueur des télomères de son enfant. Or, l'augmentation de la longueur des télomères suggère un taux réduit de vieillissement cellulaire, avec un effet bénéfique sur la santé. Les résultats de cette étude, publiée dans l'American Journal of Psychiatry soutiennent les interventions en faveur d’une meilleure gestion du stress pendant la grossesse.

 

De nombreux facteurs liés à la grossesse peuvent avoir un impact sur le développement de l'enfant. Jusqu'à présent, les recherches ont surtout porté sur les effets négatifs du stress, de l'excès de poids et d'une mauvaise alimentation et sur la manière dont ces facteurs peuvent affecter, par exemple, la fonction placentaire, le risque de prématurité et les résultats de santé de la mère et du bébé. Au niveau cellulaire, de nombreux facteurs également liés à la grossesse peuvent avoir un impact direct sur les « télomères », ces capuchons cellulaires qui protègent les extrémités des chromosomes au cours de la division cellulaire. La longueur des télomères est aujourd’hui reconnue comme un marqueur moléculaire du vieillissement cellulaire, lié à l'espérance de vie et à toute une gamme de troubles liés à l'âge.

La résilience de la mère a des effets positifs sur les télomères de son enfant

Plus l'attitude de la mère pendant la grossesse est positive, plus les télomères des enfants sont longs : « la capacité de la mère à faire face au stress pendant la grossesse ou sa résilience psychologique induit donc un effet protecteur direct sur le fœtus », explique l’auteur principal, le Dr. Sonja Entringer, Professeur au Charité's Institute of Medical Psychology. L’équipe avait déjà lors d’une précédente étude, examiné la manière dont le stress maternel pendant la grossesse affecte la longueur des télomères de la progéniture. Pour cette nouvelle étude, l’équipe a eu accès à 650 paires mères-enfants. La longueur des télomères a été évaluée à la naissance par analyse des cellules de sang de cordon. L'attitude positive face au stress a été déterminée à l'aide d'un « test ou index de résilience », qui prenait en compte le bien-être psychologique des femmes enceintes et le soutien social perçu.

 

Bien-être maternel et programmation biologique : Le bien-être psychologique maternel pendant la grossesse révèle ici toute son importance en termes de programmation développementale de la santé et de la maladie tout au long de la vie. Cette étude plaide ainsi pour les interventions de soutien psychosocial pendant la grossesse.

 

Enfin, l'étude apporte les bases de recherches plus détaillées, actuellement en cours, sur les mécanismes moléculaires sous-jacents à l'incorporation biologique des effets psychosociaux dans les cellules des enfants à naître.

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