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ANOREXIE: Le plaisir d'aller plus loin dans la perte de poids

Actualité publiée il y a 3 années 8 mois 1 semaine
Translational Psychiatry

La fierté d’aller toujours plus loin dans la perte de poids est fréquente dans l’anorexie. Ainsi, certaines émotions positives, du moins du point de vue du patient, peuvent venir aggraver les troubles du comportement alimentaire (TCA), avait conclu une précédente étude. Cette nouvelle étude, d’une équipe de l’Inserm confirme plutôt cette analyse en expliquant l’anorexie mentale non pas par la peur de prendre du poids, mais par le plaisir d’en perdre. Des conclusions, présentées dans la revue Translational Psychiatry qui confirment également l'influence non négligeable des facteurs génétiques.

Souvent associée à une souffrance psychologique majeure, l'anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire qui affecte majoritairement les jeunes filles. Le diagnostic repose sur trois critères internationaux : la présence d'une restriction alimentaire menant à la perte de poids, une perception déformée du poids et du corps et une peur intense de grossir.


L'équipe du Pr Philip Gorwood a ré-évalué le critère « peur de grossir », présent dans le discours des patientes, chez 70 participantes atteintes d'anorexie, en utilisant un test de « conductance cutanée » qui mesure le taux de sudation de la peau du sujet exposé à diverses images. L'émotion provoquée par certaines images entraine en effet une augmentation de la transpiration, rapide et automatique.

· Des images de personnes de poids normal ou en surpoids ne déclenchent pas chez ces patientes (« AN » sur schéma ci-contre) de réactions différentes à celles de sujets sains (« HC » : Healthy controls).

· En revanche, des images corporelles de maigreur, entraînent chez ces patientes anorexiques des émotions évaluées comme positives au contraire des sujets sains qui ne présentent pas de réaction particulière.

· L'augmentation de transpiration face aux images de maigreur corporelle, chez les patientes anorexiques s'explique par la présence d'une forme (allèle) spécifique du gène BDNF, un facteur impliqué dans la survie des neurones et la neuroplasticité.

Des conclusions qui incitent à travailler sur les circuits de récompense pour développer de nouvelles thérapies plutôt que sur l'interdiction ou l'évitement.

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