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ANOSMIE : Elle n’est pas sans danger

Actualité publiée il y a 1 mois 1 semaine 5 jours
European Archives of Oto-Rhino-Laryngology
En rappelant que l'odorat a avant tout une fonction d’alerte, l’étude souligne que sa perte affecte de manière significative la sécurité et le bien-être émotionnel (Visuel Adobe Stock 462812968).

Elles ont fait l’objet de nombreuses études, au cours de la pandémie COVID, l’anosmie ou perte d’odorat, l’hyposmie ou diminution de l’odorat, la parosmie ou la phantosmie. Ces troubles de l’odorat, symptômes fréquents du COVID ont été mieux documentés comme les signes cliniques de troubles neurologiques et cognitifs. Cette nouvelle étude menée à l’Université d'East Anglia (Angleterre) révèle aujourd’hui dans les European Archives of Oto-Rhino-Laryngology, tous les dangers associés à la perte d’odorat. En rappelant que ce sens a avant tout une fonction d’alerte, l’étude souligne que sa perte affecte de manière significative la sécurité et le bien-être émotionnel.

 

Car, « dans les faits », plus d'un tiers des personnes qui souffrent d'un trouble olfactif ont vécu au moins une situartion dangereuse comme une fuite de gaz au cours de ces 5 dernières années.

 

L’enquête a été menée en ligne auprès de 432 répondants, menée du 25 février au 28 septembre 2022. L’analyse des réponses révèle que :

 

  • 22 % des répondants ont signalé une infection COVID comme cause de leur dysfonctionnement olfactif ;
  • 86 % des personnes souffrant de déficience olfactive -ou privées d’odorat- vivent préoccupées par la sécurité, notamment en ce qui concerne les fuites de gaz, le feu et les aliments avariés ;
  • au cours des 5 années précédentes,
  • 32 % ont été confrontées à un problème de sécurité lié à la nourriture,
  • 15 % à une fuite de gaz au cours de laquelle au moins une personne a été intoxiquée,
  • 35 % à une alerte de fuite de gaz,
  • 18 % à un incident de sécurité au travail.

 

L’auteur principal, le Dr Liam Lee souligne l’importance cruciale de mieux assurer la sécurité des personnes souffrant de dysfonctionnement olfactif. Ces personnes pourraient être formées à mieux reconnaître ces dangers, à organiser leur mode de vie de manière à éviter délibérément des environnements à risque et à gérer l’anxiété face à des accidents toujours possibles.

 

Aujourd’hui, aucune intervention n’est disponible pour palier à ces déficiences sensorielles et seuls de rares services sont spécialisés dans la perte du goût (dysgueusie) et de l’odorat.