APNÉE du SOMMEIL et troubles de la santé mentale
Cette étude menée à l’Université d’Ottawa cherche à vérifier si le risque élevé d'apnée obstructive du sommeil (AOS) est associé à une augmentation du risque de troubles de santé mentale concomitants et/ou futurs chez les adultes d'âge moyen et les personnes âgées. Les conclusions, publiées dans le JAMA Network Open, confirme, tout au long du suivi, qu’au SAOS reste associée une augmentation de 44 % du risque de nouveaux troubles de la santé mentale.
Le syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) touche 940 millions de personnes dans le monde et jusqu’à 90 % des cas restent non diagnostiqués. La condition est caractérisée par un rétrécissement répété des voies aériennes supérieures pendant le sommeil, entraînant une fragmentation du sommeil, une activation du système nerveux sympathique et une hypoxémie intermittente. L’apnée est associée à des maladies cardiométaboliques et à une utilisation accrue des soins de santé, ainsi qu’à des accidents de la route et du travail et à une baisse de la productivité. Pourtant le SAOS est une affection qui peut être diagnostiquée et traitée, via des traitements efficaces et rentables, aujourd’hui fondés sur des données probantes.
Les troubles de santé mentale figurent parmi les principales causes de la charge mondiale de morbidité, les troubles anxieux et dépressifs étant les plus fréquents. Les personnes atteintes de troubles de santé mentale sont particulièrement exposées à un risque accru de maladies cardiométaboliques, de chômage, d'itinérance, d'invalidité et d'hospitalisations.
En raison de l’hypoxémie et de la fragmentation du sommeil, l’apnée non traitée peut être associée au développement et à la progression de troubles de santé mentale et réciproquement, les troubles de santé mentale peuvent être associés à une augmentation du risque du SAOS via la prise de poids et une altération du tonus musculaire des voies aériennes supérieures due à un déséquilibre du système nerveux autonome.
L’étude de cohorte menée auprès de 30.097 participants, conclut que :
- les participants à risque élevé d'apnée ont un risque accru de 40 % de souffrir de troubles de santé mentale, tant à l’inclusion que durant le suivi ;
- au fil du temps, le SAOS reste associé à une augmentation de 44 % du risque de nouveaux troubles de santé mentale.
Explication : en raison de l’hypoxémie et de la fragmentation du sommeil, un SAOS non traité peut favoriser le développement et à l’aggravation de troubles de santé mentale.
Ainsi, cette analyse de cohorte confirme
l'association entre l’apnée et une dégradation de la santé mentale,
en particulier au cours du vieillissement et souligne par conséquent la nécessité d’un dépistage et du traitement.
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