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ARRÊT CARDIAQUE lié à l’activité sexuelle : Rare mais redoutable

Actualité publiée il y a 2 années 10 mois 4 jours
The Journal of the American College of Cardiology
Les crises cardiaques liées à l’activité sexuelle sont rares mais associées à des taux de survie extrêmement faibleses crises cardiaques liées à l’activité sexuelle sont rares mais associées à des taux de survie extrêmement faibles

Cette recherche menée au Cedars-Sinai Heart Institute (Los Angeles) révèle que les crises cardiaques liées à l’activité sexuelle sont rares mais associées à des taux de survie extrêmement faibles : en cause ici, des taux de réanimation cardiorespiratoire eux-mêmes faibles, en dépit de la présence d'un partenaire. Des données présentées dans le Journal of the American College of Cardiology et aux Réunions 2017 de l’American Heart association, qui précisent les facteurs de risque de ce type de crises, et donc les mesures de prudence à observer.

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L'arrêt cardiaque subit signifie que le cœur cesse soudainement de battre et sans avertissement. Faute de prise e charge immédiate, ce type de crise peut entraîner une mort subite cardiaque (350.000 décès par an aux États-Unis). Si l'activité sexuelle est un déclencheur possible connu d’événements cardiaques non mortels tels que l'infarctus du myocarde, les chercheurs regardent ici si et avec quelles conséquences, l'activité sexuelle peut entraîner un événement cardiaque mortel.

 

Facteurs de risque et importance de la réanimation cardiorespiratoire : On retiendra de cette étude que, malgré la présence d’un partenaire, la réanimation cardiorespiratoire n’est réalisée que dans seulement un tiers des cas. Et que la majorité des crises cardiaques intervenues au cours de l’activité sexuelles sont associées à des facteurs de risque bien précis, dont des antécédents de maladie cardiovasculaire, la prise de certains médicaments, stimulants et substances, dont l’alcool. Cette analyse de la base de données « Oregon SUDS » comportant les rapports de services d'urgence intervenus pour 4.557 arrêts cardiaques intervenus sur une période de 13 ans, montre en effet que :

  • seulement 0,7% (soit n=34) de ces arrêts cardiaques étaient liés à l'activité sexuelle ;
  • en moyenne, les patients touchés par ce type d’arrêts, sont plutôt de sexe masculin, d'âge moyen, afro-américains, à antécédents de maladie cardiovasculaire et donc prenant des médicaments cardiovasculaires,
  • ces patients présentent également un taux plus élevé de fibrillation ventriculaire / tachycardie.
  • Seul un tiers de ces cas a bénéficié d’assistance cardiorespiratoire ;
  • le faible taux de réanimation cardiorespiratoire explique, selon les chercheurs, que seuls 20% de ces patients survivent, à leur sortie de l'hôpital.

 

 

Si dans l'ensemble, les auteurs de l'étude estiment le risque d’arrêt cardiaque comme relativement faible avec l'activité sexuelle, les implications de l’étude sont multiples, et au-delà des facteurs de risque évitables, rappellent l'importance d’interventions d’éducation du public sur l'importance de la réanimation cardiorespiratoire en cas d’arrêt cardiaque,

 

et cela quelles que soient les circonstances.

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