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ASTHME : Mieux le contrôler passe par le sommeil et le mental

Actualité publiée il y a 1 mois 1 jour 17 heures
Journal of Asthma
Cette recherche met en exergue l'insomnie et la dépression comme des facteurs d’aggravation de l'asthme (Visuel Adobe Stock 458706923)

Cette équipe du National Jewish Health (Denver, Colorado) met en exergue l'insomnie et la dépression comme des facteurs d’aggravation de l'asthme. L’étude, publiée dans le Journal of Asthma, décrypte une interaction étroite et considérable entre l’insomnie, la dépression mais aussi l’apnée obstructive du sommeil (SAOS) chez les patients asthmatiques et suggère ainsi de s’attaquer à ces facteurs tout autant qu’à l’asthme lui-même.

 

Ainsi, les troubles sous-jacents de l’humeur et du sommeil ont un impact négatif sur le contrôle de l’asthme, explique l’auteur principal, le Dr Michael Wechsler, pneumologue et professeur de médecine au National Jewish Health : « Le contrôle de l'asthme passe par la qualité du sommeil et l’équilibre de l'humeur, des facteurs essentiels qui affectent plus largement la qualité de vie globale mais plus étroitement la sévérité de l’asthme. Ces problèmes de santé devraient également être gérés chez les patients asthmatiques ».

Le sommeil et le mental, 2 préalables à une gestion efficace de l’asthme

L’étude examine, rétrospectivement, les dossiers de 659 patients participant à une cohorte menée au National Jewish Health. Les patients asthmatiques ont été évalués sur la base de la présence concomitante de troubles obstructifs du sommeil, de troubles de l'humeur, de la fréquence des crises d'asthme et de leurs résultats aux tests de contrôle de l'asthme. L’analyse confirme :

 

  • l’augmentation significative de la prévalence des troubles de l’humeur chez les patients asthmatiques,  en particulier chez ceux qui souffrent également d’insomnie ;
  • une mauvaise qualité de sommeil est souvent associée à une dégradation de l’asthme, en particulier chez les patients qui ont déjà perdu le contrôle de la maladie ;
  • chez les patients asthmatiques, la dépression est fréquemment associée à l'insomnie ;
  • vs les patients exempts de troubles du sommeil, ceux qui souffrent d'insomnie sont également susceptibles de recevoir un diagnostic concomitant de SAOS, ainsi qu'un diagnostic de dépression ou de troubles anxieux ;
  • parmi les patients insomniaques, la moyenne annuelle de crises d’asthme est considérablement plus élevée.

« En tant que médecins, nous nous devons de traiter les comorbidités de l'asthme,

comme les troubles du sommeil et de l'humeur, de la même manière que nous le faisons pour d'autres affections qui ont un impact sur la gestion de l'asthme, comme le RGO, la sinusite ou autres troubles ORL ".

 

Les recherches se poursuivent afin d'identifier précisément les mécanismes à l’origine de ces différentes interactions entre l’asthme, le sommeil et la dépression. Cette nouvelle compréhension pourrait conduire à des lignes directrices pour le dépistage et à une prise en charge plus holistique de la maladie.


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