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AVC ischémique et déclin cognitif : La β-amyloïde aussi !

Actualité publiée il y a 2 mois 1 semaine 1 jour
Alzheimer’s Research & Therapy
La protéine β-amyloïde, facteur, prédicteur et marqueur de la maladie d’Alzheimer se révèle également un facteur significatif de déclin cognitif après un AVC ischémique (Visuel Adobe Stock 483897781)

La protéine β-amyloïde, facteur, prédicteur et marqueur de la maladie d’Alzheimer se révèle également un facteur significatif de déclin cognitif après un AVC ischémique (ou infarctus cérébral) de petite taille. Cette équipe de l'hôpital universitaire Guro (Corée du Sud) confirme aujourd’hui, dans la revue Alzheimer’s Research & Therapy, que les dépôts cérébraux de bêta amyloïde constituent donc un prédicteur important du risque de déficience cognitive post-AVC ischémique.

 

L'AVC ischémique entraîne l'apparition d'une zone de tissu nécrotique dans le cerveau. Cette lésion résulte de la perturbation de l’apport sanguin et de l’apport restreint en oxygène. En cas d'infarctus cérébral, des cellules cérébrales seraient perdues si une recanalisation des vaisseaux sanguins n'est pas opérée rapidement. Cette perte de cellules cérébrales peut alors réduire la capacité de fonctionnement au quotidien et conduire à un handicap permanent.

La fonction cognitive peut décliner rapidement après un AVC

On sait que ce déclin cognitif après un AVC ischémique se produit lorsque la lésion est importante ou que des zones cérébrales liées à la fonction cognitive sont endommagées mais on ignorait jusque-là quelles étaient les conditions et les facteurs prédictifs du déclin cognitif en cas d’infarctus cérébral de petite taille.

 

L’étude, menée auprès de 37 patients, âgés de ≥ 50 ans et ayant subi un premier petit infarctus sous-cortical révèle que la protéine β-amyloïde se retrouve à nouveau au cœur de ce déclin. 3 mois après l’événement, les participants ont passé une batterie de tests neuropsychologiques ainsi qu’un scan cérébral pour évaluer les dépôts amyloïdes. 1 an plus tard, les participants ont repassé un simple test de la fonction cognitive et une évaluation de la démence afin de préciser les changements à plus long terme.

 

  • 11 soit 30 % des patients présentaient un dépôt d'Aβ ;
  • 7 soit 64 % de ces 11 patients avec dépôt d'Aβ ont reçu un diagnostic de déficience cognitive ;
  • le dépôt d'Aβ se confirme significativement lié à la sévérité du déclin cognitif ;
  • le dépôt d'Aβ prédit une mauvaise trajectoire cognitive sur 1 an.

 

Cette recherche confirme ainsi que

le dépôt d'Aβ, un biomarqueur de la maladie d'Alzheimer, est également un prédicteur de déclin cognitif après un AVC ischémique.

 

Quelle implication ? Ces observations suggèrent que les anticorps Aβ peuvent être utilisés pour prévenir le déclin cognitif après ce type d'infarctus cérébral.

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