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CANCER de la PROSTATE : Le test PSA particulièrement associé au surdiagnostic chez les hommes noirs

Actualité publiée il y a 2 mois 2 semaines 4 jours
BMC Medicine
L'analyse révèle que révèle que le test PSA expose tout particulièrement les hommes noirs à un risque accru de surdiagnostic (Visuel Fotolia 983854407)

Cette étude menée par des biologistes de l'Université d'Exeter révèle, à nouveau, un biais associé au test de l'antigène prostatique spécifique (PSA), couramment utilisé -en première intention- pour détecter le cancer de la prostate. L’analyse, publiée dans la revue BMC Medicine révèle que le test PSA expose tout particulièrement les hommes noirs à un risque accru de surdiagnostic.

 

Le cancer de la prostate représente environ 25 % des nouveaux cas de cancer chez les hommes et constitue la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes. La survie à 5 ans double si le cancer est diagnostiqué au stade le plus précoce vs stade le plus avancé. Enfin, on estime que 14 % des décès par cancer de la prostate pourraient être évités si ces cancers étaient diagnostiqués plus tôt.

 

Le test de l'antigène prostatique spécifique (PSA) est couramment utilisé comme première étape pour détecter un cancer de la prostate chez les hommes présentant des symptômes urinaires tels que du sang dans les urines ou des mictions très fréquentes. Les hommes de plus de 50 ans sans symptômes peuvent également le demander à leur médecin généraliste.

 

Le test PSA a déjà fait l'objet de nombreuses études, car, « dans la réalité » seul 1 homme sur 3 avec un test PSA positif est atteint d'un cancer et 1 homme sur 7 atteint d'un cancer de la prostate n'a pas de taux de PSA élevés. Cette dernière étude suggère que les hommes noirs pourraient être beaucoup plus susceptibles de subir des tests de diagnostic inutiles, leurs taux « naturels » de PSA étant en moyenne plus élevés.

 

L’étude précise donc  les performances du test PSA chez les hommes de différents groupes ethniques. Il est connu que les hommes noirs ont un risque accru de diagnostic de cancer de la prostate mais les chercheurs se sont posé la véritable question de leurs résultats de santé, en comparaison de leurs homologues blancs. L’analyse des dossiers de 730.000 hommes a permis d’évaluer combien d'hommes ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate suite à un résultat de test PSA élevé. L’analyse constate que :

 

  • plus de 80 % des participants ont obtenu des taux de PSA normaux, quelle que soit leur origine ethnique ;
  • les hommes noirs ont cependant en moyenne des niveaux de PSA plus élevés que les hommes blancs, et les hommes asiatiques, les niveaux de PSA les plus faibles ;
  • les diagnostics de cancer de la prostate après un résultat de PSA élevé se révèlent finalement plus élevés chez les hommes noirs que chez les hommes blancs et les hommes asiatiques ;
  • cependant, lorsque l'équipe examine combien de participants dans chaque groupe souffrent d'un cancer de la prostate avancé, les niveaux entre les hommes noirs et les hommes blancs sont finalement très similaires, ce qui suggère que
  • des taux de PSA relativement plus élevés pourraient influencer le diagnostic du cancer de la prostate chez les hommes noirs.

 

L'étude rapporte ainsi, pour la première fois et sur un très large ensemble de données que les niveaux de PSA varient selon l'origine ethnique, et que ces résultats aux tests PSA peuvent conduire à un surdiagnostic, notamment chez les hommes noirs.

 

L’un des auteurs principaux, le Dr Tanimola Martins, maître de conférences à l'Université d'Exeter résume : « Les groupes minoritaires noirs, asiatiques et d’autres origines ethniques sont historiquement sous-représentés dans la recherche sur le cancer. Ainsi, les données disponibles, y compris celles sur la précision du test PSA dans le diagnostic du cancer de la prostate, peuvent ne pas refléter pleinement la réalité ".

« Le surdiagnostic du cancer est aussi inquiétant que son sous-diagnostic »,

ajoutent les auteurs : « Nous avons besoin de plus de recherches pour garantir que chacun reçoive le meilleur diagnostic, quelle que soit son origine ethnique ».

« Le surdiagnostic du cancer est aussi inquiétant que son sous-diagnostic »,

Ecrivent les auteurs : « Nous avons besoin de plus de recherches pour garantir que chacun reçoive le meilleur diagnostic, quelle que soit son origine ethnique ».

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