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CANCER du SEIN : Et si le soja prolongeait la survie prolongée

Actualité publiée il y a 2 années 11 mois 3 semaines
Cancer

La consommation de soja a déjà été associée à l’inhibition de la croissance tumorale dans les cancers du côlon, du foie et du poumon. Cette étude associe sa consommation à une survie prolongée dans le cancer du sein. Des conclusions présentées dans la revue Cancer qui suggèrent donc que les produits diététiques à base de soja sont sûrs et bénéfiques pour les femmes diagnostiquées avec le cancer du sein. Des données importantes pour éclairer les effets du soja dans les cancers.

Le soja, un produit naturel « miracle » ? Alors que le soja ou certains de ses composés ont déjà montré leurs effets bénéfiques sur le métabolisme, contre l'hypertension artérielle, ou leur capacité à contrer certains perturbateurs et plus récemment, leur capacité à inhiber la croissance des cellules cancéreuses des cancers du côlon, du foie et du poumon et à prolonger la survie dans le cancer du poumon, cette nouvelle étude vient ajouter aux propriétés anti-cancéreuses du soja, dans le cancer du sein. Certes, les propriétés du soja proches de celles de l'œstrogène ont parfois soulevé des inquiétudes notamment et justement sur le risque de cancer du sein : en effet, dans le cancer du sein récepteur-positif d'hormone, la forme la plus commune de la maladie, des niveaux élevés d'œstrogène ont parfois été associés au développement et à la propagation des cellules cancéreuses… En cause, les isoflavones du soja qui présentent des propriétés semblables à l'œstrogène et qui sont l'objet de cette controverse. Cette nouvelle étude apporte des preuves « contraires ».


Pour éclaircir le rôle du soja et de ses isoflavones dans le cancer du sein, les chercheurs ont examiné la relation entre l'apport alimentaire en isoflavones et l'incidence du décès toutes causes confondues, chez 6.235 femmes diagnostiquées avec un cancer du sein, suivies durant 9 ans. L'analyse montre que :

-les femmes atteintes de cancer du sein qui consomment de grandes quantités d'isoflavones ont un risque de décès réduit de 21% par rapport aux femmes qui en consomment de faibles quantités.

-Cette réduction de la mortalité s'avère en grande partie limitée aux femmes ayant des tumeurs négatives aux récepteurs hormonaux et aux femmes non traitées par anti-œstrogène (e.g. tamoxifène).

-l'absence de préjudice d'une consommation de soja chez les femmes traitées par thérapie endocrinienne : chez les patientes qui ont un cancer du sein négatif pour les récepteurs hormonaux, les produits alimentaires à base de soja peuvent avoir un effet protecteur. Chez les femmes qui ne reçoivent pas de traitement endocrinien pour leur cancer du sein, l'association soja - réduction du risque de décès est plus faible mais reste statistiquement significative.

-Et, contrairement à de précédentes recherches antérieures, des niveaux élevés de consommation d'isoflavones ne semblent donc pas associés à une plus grande mortalité chez les femmes recevant une thérapie hormonale.

Des effets antioxydants, anti-inflammatoires, anti-angiogéniques : si le processus par lequel les isoflavones des aliments interagissent avec les cellules de cancer du sein n'est pas clair, la recherche fait valoir des effets antioxydants, anti-inflammatoires, anti-angiogéniques qui influencent donc la survie et la croissance de la tumeur. C'est enfin, une nouvelle démonstration de l'influence de certains facteurs de mode de vie et notamment de la nutrition sur la survie au cancer, après le diagnostic. Ici, en conclusion, la survie s'avère meilleure chez les patientes consommant plus d'isoflavones « diététiques naturelles » (et non de suppléments à base d'isoflavones).

March 6, 2017 DOI: 10.1002/cncr.30615 Dietary Isoflavone Intake and All-Cause Mortality in Breast Cancer Survivors: the Breast Cancer Family Registry

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