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CANCER : Un usage de substances plus fréquent après le diagnostic

Actualité publiée il y a 2 mois 3 jours 6 heures
JAMA Oncology
Il existe une association bien établie entre le cancer et la consommation de substances, notamment l’excès d’alcool et le tabagisme (Visuel Adobe Stock 297152964)

Il existe une association bien établie entre le cancer et la consommation de substances, notamment l’excès d’alcool et le tabagisme, ces usages étant d’ailleurs des facteurs de risque de cancer. On sait également que les survivants du cancer et les personnes ayant reçu un diagnostic de cancer, peuvent consommer des substances -dont des opioïdes sur prescription- pour faire face à la détresse liée au cancer. Cette étude, publiée dans le JAMA Oncology, confirme et précise cette incidence plus élevée des troubles liés à l’usage de substances chez ce groupe de patients et appelle une nouvelle fois à une prise en charge plus globale, pluridisciplinaire et plus durable de la maladie.

 

Les chercheurs des Universités de Boston, Durham et Pittsburgh souhaitaient préciser la prévalence du trouble lié à l’usage de substances selon la substance et le type de cancer chez les adultes survivants d’un cancer -définis comme des personnes ayant reçu le diagnostic de cancer. En effet, certaines personnes sont prédisposées au cancer en raison de leurs antécédents de consommation de substances, d'autres peuvent consommer des substances pour gérer les symptômes liés au cancer. Pourtant, ces mécanismes spécifiques conduisant aux troubles liés à l’usage de substances chez les patients diagnostiqués avec un cancer, restent peu étudiés. Cependant, l’usage de substance peut affecter les soins et la récupération du cancer.

Un besoin d’interventions ciblées sur ces groupes de patients

L’étude transversale menée auprès de 6.101 survivants du cancer participant à la National Survey on Drug Use and Health (NSDUH, 2015 à 2020), révèle :

 

  • une prévalence globale des troubles liés à la consommation de substances au cours des 12 derniers mois d'environ 4 % ;
  • une prévalence plus élevée dans certains sous-groupes, dont :
  • parmi les survivants du cancer : 3,83 %
  • les survivants du cancer de la tête et du cou : 9 % ;
  • les survivants d’un cancer de l'œsophage et de l'estomac : 9 % ;
  • les survivantes d’un cancer du col de l'utérus : 6 % ;
  • les survivants d’un mélanome : 6 % ;
  • la consommation excessive d'alcool est, chez ces patients survivants d’un cancer, le trouble le plus courant (2,78 % ) ;
  • chez les survivants de cancers de l'œsophage et de l'estomac, les troubles liés à la consommation de cannabis constituent le trouble le plus répandu (9,42 %) ;
  • chez les survivants d'un cancer de la tête et du cou récemment diagnostiqués, le trouble lié à l'usage de sédatifs est le plus courant (9,81 %) ;

 

L’étude met ainsi en évidence le besoin d’interventions ciblées sur ces patients,

qui intègrent les soins contre les addictions.

L'étude apporte aussi de précieuses informations sur les groupes de patients qui pourraient le plus bénéficier de ces interventions.

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