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CHIRURGIE de l’ÉPILEPSIE : Le plus tôt est le mieux ?

Actualité publiée il y a 1 mois 16 heures 7 min
Neurology
L'épilepsie pharmaco-résistante affecte tous les aspects de la vie, et aucun autre traitement n'est aussi efficace que la chirurgie de l'épilepsie

S'il n'est jamais trop tard pour proposer une chirurgie de l'épilepsie en cas d’épilepsie réfractaire aux médicaments, si les bénéfices d’une telle intervention sont toujours là même si l'épilepsie dure depuis de nombreuses années, une intervention chirurgicale précoce est associée à une plus grande probabilité d’arrêt définitif des crises, conclut cette méta-analyse de l’Université de Göteborg, présentée dans la revue Neurology. Un nouvel appel à évaluer les cas pharmaco-résistants et leur éligibilité à une option qui aujourd'hui a fait ses preuves.

Un patient sur 3 est atteint d’épilepsie réfractaire aux médicaments. Ces patients chez qui les médicaments ne fonctionnent pas doivent alors vivre avec des crises d'épilepsie sévères. Si la chirurgie reste une option qui a fait ses preuves lorsque l'épilepsie provient d'une région cérébrale opérable, de nombreux patients restent réticents à cette intervention. « L'épilepsie pharmaco-résistante affecte tous les aspects de la vie, et aucun autre traitement n'est aussi efficace que la chirurgie de l'épilepsie. Avant de choisir l'option chirurgicale, une investigation avancée est nécessaire pour montrer que les crises proviennent d’une zone limitée du cerveau », explique l’auteur principal, Kristina Malmgren, consultante en médecine au Sahlgrenska University Hospital. Des progrès ont été accomplis et dans la sélection des patients candidats et dans la procédure chirurgicale, de moins en moins invasive. Cette étude souligne qu’un patient épileptique qui subit une intervention chirurgicale précoce a plus de chance de ne plus avoir de crises.

Evaluer au plus tôt les patients réfractaires pour une chirurgie de l'épilepsie.

C’est la conclusion de cette revue systématique et méta-analyse des résultats d'une série d'études portant sur les associations entre les interventions précoces, ou ultérieures, et les chances de ne plus avoir de crises. (Cette méta-analyse fait aujourd’hui partie des bases des lignes directrices nationales sur l'épilepsie récemment adoptées par le Conseil national suédois de la santé et du bien-être). La méta-analyse comprend 12 études ayant examiné les résultats de la chirurgie chez des patients qui souffraient d'épilepsie depuis 2 à 20 ans. La probabilité d’être exempt de crises ensuite, est de 15 à 21% plus élevée chez les patients opérés plus tôt. Cependant, les auteurs soulignent que le degré de preuve pour les études incluses dans l’analyse était parfois " limite ".

 

Le traitement chirurgical doit être considéré chez les patients à épilepsie pharmaco-résistante : les scientifiques sont aujourd’hui en mesure de soutenir que ces patients ont de meilleures chances d’être « débarrassés » de leurs crises, ou de réduire considérablement la fréquence des crises, en bénéficiant de ce traitement chirurgical plutôt qu’en poursuivant un traitement médicamenteux.

 

Chez les patients éligibles, la chirurgie est toujours bénéfique, même tardive. Cependant, la méta-analyse révèle que plus elle est précoce, plus la réduction des conséquences néfastes de l'épilepsie est importante. « Certaines études prouvent que la probabilité d’être exempt de crises après l’intervention est plus élevée si le patient subit la chirurgie à un stade précoce, vs à un stade ultérieur ».  

 

« Il n'est jamais trop tard pour proposer une chirurgie de l'épilepsie, car ses bénéfices persistent même si l'épilepsie dure depuis de nombreuses années. Ces données doivent inciter les patients atteints d'épilepsie difficile à traiter et leurs médecins à, dans un premier temps, déterminer si la chirurgie de l'épilepsie est une option de traitement adaptée ».

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