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CHOLESTÉROL : En cas d’AVC, moins de LDL n’est pas forcément mieux

Actualité publiée il y a 10 mois 1 semaine 3 jours
Science Bulletin
Il existe une association en forme de U entre le taux de cholestérol à lipoprotéines de basse densité (LDL-C) et le risque de mortalité médié par une infection post-AVC et lors d'un AVC ischémique aigu (Visuel Adobe Stock 176284606)

Il existe une association en forme de U entre le taux de cholestérol à lipoprotéines de basse densité (LDL-C) appelé également « mauvais cholestérol » et le risque de mortalité toutes causes confondues médié par une infection post-AVC et lors d'un AVC ischémique aigu, relève cette équipe de la Capital Medical University (Beijing, Chine). En d’autres termes, pendant la phase aiguë de l'AVC ischémique, l’interprétation des différents niveaux de LDL-C n’est pas forcément « moins c’est mieux », conclut cette étude publiée dans le Science Bulletin.

 

L’étude prend en compte précisément l’AVC ischémique, caractérisé par le blocage d’une artère du cerveau, dans son rôle de médiateur dans l’association entre cholestérol LDL et risque de décès. Le principe général, en matière de cholestérol, soutient que « moins de LDL-C c'est mieux ».

 

Cependant, cette recherche révèle que pendant la phase aiguë de l'AVC ischémique, l'implication clinique des taux de LDL-C pourrait être très différente. Plusieurs explications à cela : les caractéristiques physiopathologiques des patients au stade aigu de l'AVC ischémique sont différentes de celles du stade chronique. On ignore si de faibles niveaux de LDL-C peuvent entraîner des effets indésirables, tels qu'un risque accru de mortalité en cas d’infection.

L’idée d’une diaphonie entre le LDL-C et l'infection suscite un intérêt croissant

L’étude a donc évalué l'association entre les taux de LDL-C, l'infection post-AVC et la mortalité toutes causes confondues, chez 804.855 patients victimes d'un AVC ischémique. Les associations entre les niveaux de LDL-C, l'infection et le risque de décès ont été estimées. L’analyse révèle :

 

  • une association en forme de U entre le LDL-C et le taux de mortalité chez les patients victimes d'un AVC ischémique aigu ;
  • le risque de mortalité le plus faible est associé à un taux de LDL-C de 2,67 mmol/L donc à la limite du seuil de référence moyen recommandé (chez l’homme, 2.84 et 4.13 mmol/l, chez la femme, 2.58 et 3.87 mmol/l) ;
  • l'association entre le LDL-C et la mortalité toutes causes confondues est médiée à hauteur de 38,20 %  par l'infection ;
  • même chez les patients présentant de multiples facteurs de risque cardiovasculaire, l'association en forme de U reste cohérente ;
  • enfin, l’association en forme de U entre les taux de LDL-C et le risque de mortalité reste cohérente dans les groupes d'âge ≥ 65 ans et en cas d’indice de masse corporelle (IMC) < 25 kg/m2.

 

L’étude ne conteste pas les effets indésirables connus des taux élevés de LDL-C, chez les patients victimes d'AVC ischémiques, mais révèle, en fin de compte, que de faibles taux de LDL-C indiquent également un risque accru de mortalité toutes causes confondues pendant l'hospitalisation, où l'infection post-AVC est un mécanisme médiateur important.

 

Des recherches supplémentaires devront encore explorer la relation bénéfice-risque d’une approche de régulation du LDL-C pendant la phase aiguë de l'AVC ischémique.

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