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CICATRISATION : Des cellules souches dynamiques ont une signature génétique

Actualité publiée il y a 2 années 9 mois 1 semaine
Nature Communications

Lorsque la barrière de la peau est rompue, par une blessure ou une lésion, c’est toute une cascade d'événements cellulaires et moléculaires qui se déclenche pour parvenir à la fermeture ou cicatrisation et la réparation complète de l'intégrité de la peau. Cette étude de l’Université Libre de Bruxelles décrypte le rôle de différentes populations de cellules souches dans la cicatrisation. Ces travaux, présentés dans la revue Nature communications, qui décryptent comment les cellules souches provenant de différents compartiments de l'épiderme répondent durant la cicatrisation d'une plaie et identifient la « bonne » signature génétique d’une cicatrisation réussie, vont permettre de mieux identifier les plaies à risque de retard de cicatrisation mais peut-être aussi de développer de nouveaux traitements pour les plaies chroniques.

La cicatrisation des plaies est un processus essentiel pour réparer la peau après une blessure et, au fil des études ce processus est de mieux en mieux compris. En particulier, le rôle des cellules souches dans ce processus de cicatrisation est reconnu. Cependant, la façon dont différentes populations de cellules souches équilibrent la prolifération, la différenciation et la migration pour fermer la plaie reste mal comprise.


Les chercheurs décryptent ici dans l'épiderme de la queue de souris, ces mécanismes cellulaires et moléculaires qui régulent la cicatrisation des plaies. En utilisant une combinaison d'expériences de cinétique de prolifération et de profil moléculaire et une technique de « traçage cellulaire » pour marquer les cellules souches et suivre leur destin, les chercheurs parviennent à identifier les signatures génétiques associées à la prolifération, la différenciation et la migration, dans différentes zones entourant la plaie. Ces expériences montrent que la prolifération, la migration et la différenciation des cellules peuvent être « désaccouplées » pendant le processus de cicatrisation. Ensuite, les cellules souches provenant de différents compartiments de l'épiderme semblent présenter des réponses très similaires durant la cicatrisation, bien qu'en provenance de différentes régions de la peau. L'étude démontre ainsi que la capacité des cellules souches à régénérer un tissu ne dépend pas de leur origine cellulaire mais plutôt de leur capacité à proliférer.

Détecter la capacité des cellules souches à proliférer, par l'intermédiaire de signatures génétiques, peut donc donner un pronostic du déroulement du processus de cicatrisation. Une implication importante dans le traitement des plaies chroniques. En effet, la dérégulation de plusieurs de ces gènes « de cicatrisation », en particulier chez des patients souffrant d'ulcères chroniques suggère que des défauts dans la formation et/ou la fonction des différentes structures qui entourent la plaie pourraient induire ces retards de cicatrisation et éventuellement mener à la formation de ces ulcères.

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