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CICATRISATION et MÉDECINE RÉGÉNÉRATIVE : Le tissu « collagène » livre ses gènes

Actualité publiée il y a 1 année 1 mois 1 semaine
BMC Genomics
Ces travaux décryptent le fonctionnement du tissu conjonctif ou tissu collagène mutable (MCT : mutable collagenous tissue) et ouvrent une nouvelle voie en la médecine régénérative (Visuel Adobe Stock 878846533)

Des « créatures marines » permettent de percer les secrets du collagène et inspirent des biomatériaux intelligents pour la cicatrisation et la médecine régénérative. Cette équipe de bioingénieurs de l’Université de Caroline du Nord s’est en effet penchée sur la capacité de l’étoile de mer à contrôler de manière réversible la souplesse de ses tissus. Ces travaux, publiés dans la revue BMC Genomics décryptent le fonctionnement du tissu conjonctif ou tissu collagène mutable (MCT : mutable collagenous tissue) et ouvrent une nouvelle voie en la médecine régénérative.

 

Les auteurs principaux, Denis Jacob Machado, professeur de bioinformatique au CIPHER de l'Université de Caroline du Nord et Vladimir Mashanov, chercheur au Wake Forest Institute for Regenerative Medicine utilisent ici la microscopie électronique avancée, le séquençage de l'ARN et d'autres méthodes bioinformatiques pour identifier 16 gènes modulateurs du MCT. Leur recherche apporte une première compréhension des mécanismes moléculaires sous-jacents à la transformation et à la régénération du tissu collagène :

« nous décryptons les instructions précises que l’ADN envoie à la cellule : ce qu’il dit, quand il le dit et en quelle quantité ».

 

L’exemple de l’étoile de mer : l’échinoderme, précisément, présente en effet, une capacité remarquable à adapter ses tissus en réponse aux facteurs de stress et aux conditions environnementales rapidement changeantes. Cet organisme peut même détacher des parties importantes de son corps pour échapper à un prédateur ou d’autres situations dangereuses. Cet organisme représente donc

  • un modèle précieux pour la recherche sur les modifications et la régénération tissulaire,
  • et pour isoler les gènes modulateurs du MCT.

Ces travaux identifient en effet :

 

  • un ensemble de 16 gènes modulateurs ;
  • une voie de modulation du collagène réversible ;

autant de cibles qui vont servir de base au développement de biomatériaux intelligents et dynamiques à base de collagène adaptés à la cicatrisation des plaies ou à la régénération tissulaire. Partir de ces gènes modulateurs va également permettre d’éviter le risque de rejet immunitaire.

Une voie vers de nouvelles thérapies régénératrices chez l’Homme

Un candidat, un brevet : l’équipe a déjà développé un biomatériau révolutionnaire à base de collagène et déposé un brevet. Il reste néanmoins plusieurs étapes de recherche avant que le matériau soit disponible en pratique clinique.

 

Tester les gènes modulateurs un par un : les chercheurs vont regarder ce qui se passe lorsque certains de ces gènes sont désactivés. Ce travail « d’élimination génomique » permettra d’associer chacun des gènes à des fonctionnalités spécifiques dans les tissus conjonctifs mutables ».

 

A terme, les chercheurs envisagent ce matériau intelligent comme une « matrice de collagène capable d’adapter sa texture, de devenir plus souple ou plus rigide, avec de nombreuses applications dans les dispositifs de pansement, les colles chirurgicales, l'ingénierie tissulaire et la médecine régénérative ».

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