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CICATRISATION : Trichoderma, le champignon fait le gel

Actualité publiée il y a 2 mois 1 jour 33 min
Systematic Reviews in Pharmacy
Cette substance est la L-lysine-oxydase, une enzyme déjà bien documentée pour sa capacité cicatrisante (Visuel Adobe Stock 35761157)

Le champignon Trichoderma livre à des scientifiques de l'Université RUDN (Riussie) un produit métabolique précieux pour développer un nouveau gel cicatrisant. Cette substance est la L-lysine-oxydase, une enzyme déjà bien documentée pour sa capacité cicatrisante. Le procédé de développement et de fabrication, documenté dans les Systematic Reviews in Pharmacy, qui ne nécessite pas de purification coûteuse des liquides biologiques initiaux, promet d’être « facilement » réalisable et peu coûteux.

 

Depuis des millénaires, on sait que l’une des méthodes les plus efficaces de traiter les dommages cutanés est d'accélérer la régénération cellulaire à l'aide de différents ingrédients actifs tels que les produits métaboliques de micro-organismes. Les champignons, les bactéries et d'autres organismes produisent des antibiotiques, des enzymes, des stimulateurs de croissance, des vitamines et des acides aminés, et les scientifiques recherchent toujours des moyens de les transformer en médicaments. L'une de ces substances utiles est la L-lysine-oxydase produite par les champignons Trichoderma. L’équipe russe a développé une technologie qui permet d’incorporer cette enzyme dans un gel cicatrisant.

Schéma RUDN University

La microbiologie moderne se concentre sur les agents actifs des micro-organismes.

La souche Trichoderma harzianum Rifai F-180 peut produire de grandes quantités de L-lysine-oxydase, une enzyme aux propriétés antivirales et antitumorales confirmées. Le Pr Irina Smirnova, du département de biochimie de l'université RUDN et son équipe ont donc exploité ce potentiel pour développer de nouvelles formes pharmaceutiques pour traiter les infections, les plaies ou les lésions cutanées. L’équipe opte finalement pour une concentration optimale en ingrédient actif de 1% et pour une base permettant de soutenir l'activité de la L-lysine-oxydase, de permettre une application et un stockage faciles et ne causer aucune irritation. Des expériences menées in vivo, montrent que parmi différentes bases testées, le gel à base de carbopol permet d’obtenir une cicatrisation en 6 à 7 jours.

 

Le principe final est un gel à base de carbopol et de L-lysine-oxydase concentrée à 1%. Les prochaines étapes sont d’autres essais précliniques, une utilisation en médecine vétérinaire, puis des essais cliniques, avec des applications possibles en cosmétologie médicale, en gynécologie et dans le traitement du cancer de la peau.

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