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COGNITION : Un cerveau entraîné, c’est 5 années gagnées

Actualité publiée il y a 1 année 3 mois 2 semaines
Neurology
Garder son cerveau actif à l'âge avancé peut permettre de retarder la démence ou la maladie d’Alzheimer de 5 ans (Visuel Adobe Stock 82821694)

Garder son cerveau actif à l'âge avancé peut permettre de retarder la démence ou la maladie d’Alzheimer de 5 ans, conclut cette recherche de neurologues et gérontologues du Rush University Medical Center (Chicago). Parmi les activités suggérées, lire, écrire et jouer à des jeux de cartes ou faire des puzzles, toutes ces activités, ludiques, permettent de garder le cerveau alerte et de repousser l’apparition de la démence. Ces données issues du suivi de près de 2.000 personnes âgées et publiées dans la revue Neurology, suggèrent qu'il n'est jamais trop tard pour commencer à pratiquer ce type d’activités.

 « Commencer ce type d’activités, même à 80 ans, permet de retarder l'apparition de la démence »,

résume l’auteur principal de l'étude, Robert S. Wilson, de la Rush University. Son étude a suivi durant 7 ans environ, 1.978 personnes âgées en moyenne de 80 ans exemptes de démence à l’inclusion.

 

Au début de l'étude, les participants ont renseigné leur participation à 7 activités sur une échelle de cinq points (lecture, jeux de cartes, jeux de société, puzzles, mots croisés…) ainsi que leur pratique de ce type d’activités tout au long de la vie (enfance, âge adulte, âge mûr…). Les chercheurs ont réparti les participants par niveau d’activité cognitive, les participants ayant une activité cognitive élevée pratiquant ce type d’activités plusieurs fois par semaine, les participants caractérisés comme ayant une faible activité cognitive, ne pratiquant ces activités que quelques fois par an. Les participants ont ensuite passé des tests cognitifs annuels.

 

  • Au cours de la période de suivi, 457 personnes âgées en moyenne de 89 ans ont reçu un diagnostic d'Alzheimer ;
  • les personnes ayant les niveaux d'activité les plus élevés, en moyenne, ont développé une démence à l'âge de 94 ans ;
  • les personnes ayant l'activité cognitive la plus faible ont développé une démence à 89 ans, soit une différence de 5 ans ;
  • cette différence de 5 années subsiste même après prise en compte de facteurs de confusion possibles -pouvant affecter le risque de démence, comme le niveau d'études, par exemple.

 

Une faible activité cognitive est prédictive de démence, ou l'inverse ? La question du sens de la relation se pose en effet. Pour y répondre, les chercheurs ont examiné le cerveau et les tissus cérébraux de 695 personnes décédées au cours de l'étude, à la recherche de marqueurs de la maladie d'Alzheimer, tels que des dépôts de protéines amyloïdes et tau. Cependant cette analyse n’a pas permis d’identifier une association entre le niveau d'activité cognitive et les marqueurs de la maladie d'Alzheimer.

 

En conclusion, les chercheurs suggèrent que les personnes qui s'engagent dans des activités plus stimulantes sur le plan cognitif peuvent retarder l'âge auquel elles risquent de développer une démence. Lorsque l’on prend en compte le niveau d'activité cognitive en fin de vie, ni l'éducation ni l'activité cognitive au début de la vie ne sont en revanche associées à l'âge d’apparition de la démence.

 

« Cette apparition de la démence semble donc principalement motivée par les activités pratiquées ou non, plus tard dans la vie ».

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