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CORTISONE : Pourquoi ces effets indésirables ?

Actualité publiée il y a 4 mois 2 semaines 2 jours
Nature Communications
Les glucocorticoïdes (GC) sont efficaces, mais leur utilisation clinique est compromise par ces effets indésirables graves dont l’hyperglycémie, l’hyperlipidémie et l’obésité.

Pourquoi, finalement, la cortisone est-elle un glucocorticoïde ? Pourquoi ces effets indésirables sévères des glucocorticoïdes ? Car les glucocorticoïdes (GC) sont efficaces, mais leur utilisation clinique est compromise par ces effets indésirables graves dont l’hyperglycémie, l’hyperlipidémie et l’obésité. Cette étude du Helmholtz Zentrum München décrypte le processus par lequel ces corticostéroïdes peuvent déclencher de telles modifications métaboliques. Alors qu’on estime qu'entre 1 et 3% de la population occidentale prennent actuellement ces traitements, ces explications, présentées dans la revue Nature Communications, désignent un gène clé, une cible précieuse pour lutter contre ces effets secondaires.

 

« Les glucocorticoïdes tels que la cortisone sont utilisés depuis des dizaines d’années pour traiter les maladies inflammatoires telles que l'asthme ou le rhumatisme, et ce sont les anti-inflammatoires les plus couramment prescrits », explique le professeur Henriette Uhlenhaut, de l'Institut du diabète et de l'obésité du Helmholtz Zentrum München. « Ces médicaments sont également fréquemment utilisés dans le traitement des maladies auto-immunes, les transplantations d'organes et le cancer ». Cependant, bien que prescrits dans un large éventail de maladies, l’utilisation des glucocorticoïdes reste limitée par ce risque d’effets indésirables, notamment métaboliques ». L’équipe a cherché à comprendre les causes de ces effets secondaires et propose ici un mécanisme qui pourrait conduire au « diabète stéroïdien ».

 

Découverte d’un gène cible, E47 : une fois que les glucocorticoïdes se lient à leur récepteur à l'intérieur de la cellule, le récepteur commence à activer et désactiver de nombreux gènes, dont différents gènes métaboliques. Un facteur de transcription, E47 qui interagit avec le récepteur des glucocorticoïdes, est identifié comme responsable de ces modifications de l'expression des gènes, en particulier dans les cellules du foie. Ainsi, un modèle préclinique privé du gène E47 et exposé aux glucocorticoïdes est effectivement protégé contre l'impact négatif des médicaments. A contrario, un modèle porteur du gène E47 intact subit de plein fouet ces modifications métaboliques : sa glycémie s’élève, des taux de lipides sanguins augmentent, une stéatose hépatique se développe.

 

Or ce mécanisme semble conservé chez l'Homme, expliquent les auteurs, qui souhaiteraient passer aux essais cliniques. L’objectif ? Développer une intervention thérapeutique qui cible E47 et inhibe les effets secondaires du traitement.

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