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COVID-19 : 5 symptômes précoces ou plus annoncent le risque d’un COVID long

Actualité publiée il y a 2 mois 1 semaine 2 jours
Journal of the Royal Society of Medicine
Un COVID long est plus probable chez les patients qui présentent plus de 5 symptômes au cours de la première semaine d'infection (Visuel Adobe Stock 27647398)

Un COVID long est plus probable chez les patients qui présentent plus de 5 symptômes au cours de la première semaine d'infection, indépendamment de l'âge ou du sexe du patient, conclut cette revue de la littérature, d’une équipe de l'Université de Birmingham publiée dans le Journal of the Royal Society of Medicine. Des données qui suggèrent donc un lien entre le nombre de symptômes et la durée de la maladie, alors qu’une autre étude récente confirme la multiplicité et la diversité des symptômes chez ce groupe de patients.

 

Ce groupe d’experts qui travaille dans le cadre du programme Therapies for Long COVID (TLC) dirigé à l'Université de Birmingham, résume les données de la science sur la prévalence des symptômes, les complications et la gestion du COVID long. L’analyse confirme en particulier les 10 symptômes les plus courants du COVID long : la fatigue, l'essoufflement, les douleurs musculaires, la toux, les maux de tête, les douleurs articulaires, les douleurs thoraciques, l'odeur altérée (ou anosmie), la diarrhée et le goût altéré (ou dysgueusie).

2 principaux groupes de symptômes associés au COVID long

Les chercheurs identifient ici « 2 types de cas » COVID long,

  1. un groupe qui présente de la fatigue, des maux de tête et des troubles des voies respiratoires supérieures,
  2. et un groupe présentant des symptômes multi-systémiques, au nombre desquels figurent notamment une fièvre continue et des troubles gastroentérologiques.

 

L'auteur principal, le Dr Olalekan Lee Aiyegbusi de l'Université de Birmingham rappelle que l'impact du COVID-19 sur les patients peut se poursuivre bien au-delà de l'hospitalisation et altérer durant plusieurs mois le fonctionnement au quotidien, la santé mentale et la qualité de vie. Si les cliniciens comme les scientifiques ont de mieux en mieux conscience de ces effets sévères à long terme, les patients souffrant de COVID long sont rarement diagnostiqués, se sentent généralement abandonnés par le système de santé et reçoivent des conseils parfois contradictoires.

 

Cette analyse révèle que ces patients atteints de COVID long se sentent toujours malades ou sont dans un état clinique plus dégradé 8 semaines après. 

 

Un scenario proche de ceux documentés avec le SRAS et le MERS : prenant pour base les données relatives aux autres coronavirus, les chercheurs font l’hypothèse que les patients atteints de COVID long pourraient suivre une trajectoire de récupération similaire à celle des patients atteints du SRAS ou du MERS, soulignant une analyse montrant que 6 mois après la sortie de l'hôpital, environ 25 % des patients hospitalisés pour le SRAS et le MERS présentaient toujours une fonction pulmonaire et une capacité d'exercice réduites.

 

A nouveau, cette recherche appelle à mieux comprendre le COVID long, à le diagnostiquer plus systématiquement chez les personnes présentant de nombreux symptômes et à suivre ces patients de manière plus personnalisée.

 

Beaucoup reste à faire pour proposer à ces patients le soutien et le traitement dont ils ont besoin et nos systèmes de santé doivent s’organiser pour gérer ce groupe de patients semble-t-il beaucoup plus important qu’on pouvait le penser, il y a seulement quelques mois.