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COVID-19 : Chaque semaine de confinement c'est quelques verres en plus

Actualité publiée il y a 9 mois 1 semaine 5 jours
The American Journal of Drug and Alcohol Abuse
L'excès d'alcool est bien l’un des effets néfastes déjà documenté du confinement  (Visuel Adobe Stock 206375700)

Cette équipe de médecins en Santé publique de l’Université du Texas montre que chaque semaine de confinement augmente la consommation excessive d'alcool. Ainsi, les taux de binge drinking, soit la consommation de 6 verres ou plus en quelques heures augmentent considérablement. Des données présentées dans l’American Journal of Drug and Alcohol Abuse qui confirment l’un des effets néfastes déjà documentés du confinement et illustrent la détresse émotionnelle et le stress liés à l’épidémie de COVID-19.

 

Selon cette enquête menée auprès de 1.982 adultes âgés en moyenne de 42 ans durant la période mars-avril 2020, la consommation abusive d'alcool chez les adultes augmente de manière dose-dépendante avec le temps passé à la maison. De plus, l’incidence des épisodes de binge drinking (soit une consommation de plus de 5 boissons alcoolisées dans les 2 heures chez les hommes et plus de 4 chez les femmes) augmente de 19% par semaine supplémentaire de confinement.

1 personne sur 3 signale une consommation excessive d'alcool pendant la pandémie

  • En moyenne, chaque participant avait été confiné durant 4 semaines et passait 21 heures par jour à la maison, la majorité (72%) ne sortant pas travailler ;
  • si une personne sur 3 signale une consommation excessive d'alcool pendant la pandémie, les buveurs excessifs augmentant encore plus leur consommation, ainsi,
  • le risque d’augmentation de la consommation d'alcool globale s’avère particulièrement élevé chez :
  • les personnes déjà buveurs excessifs soit 60% ! C’est plus du double vs les personnes qui ne « font » pas d’excès d’alcool (28%),
  • les personnes souffrant de dépression ou à antécédents de la maladie.
  • Durant le confinement, les buveurs excessifs consomment en moyenne 4 verres par occasion, vs 2 verres pour les personnes qui ne font pas d’excès d’alcool ;
  • certains participants ont consommé jusqu’à 7 verres par occasion, durant la pandémie ;
  • le fait de vivre avec des enfants en confinement réduit un peu (-26%) mais pas totalement le risque d’excès d’alcool.

 

Les chercheurs appellent à prendre conscience de cette prévalence accrue de l’excès d’alcool avec la pandémie. « Il faut développer rapidement de nouvelles stratégies d'intervention et de prévention pour les personnes isolées et/ou déprimées. Les conséquences à long terme pourraient être considérables sur la Santé publique. L'augmentation du temps passé à la maison est un facteur de stress qui affecte la consommation d'alcool et la pandémie de Covid-19 a peut-être exacerbé ce stress », explique l’auteur principal, Sitara Weerakoon, chercheur à l'Université du Texas.

 

L’équipe va maintenant regarder comment les symptômes dépressifs peuvent exacerber la relation entre le temps passé en confinement ou plus largement dans une situation d’isolement et la consommation excessive d'alcool.

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