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COVID-19 : Le test des lymphocytes T prédit la réponse à l’infection

Actualité publiée il y a 3 mois 2 semaines 6 jours
Microbe 2022
Ce test commercial des lymphocytes T, présenté lors du Congrès Microbe 2022 de l’American Society for Microbiology révèle des facteurs corrélés à une diminution des réponses des lymphocytes T au SRAS-CoV-2 (Visuel Adobe Stock 319612966)

Ce test commercial des lymphocytes T, présenté lors du Congrès Microbe 2022 de l’American Society for Microbiology révèle des facteurs corrélés à une diminution des réponses des lymphocytes T au SRAS-CoV-2. QuantiFERON SARS-CoV-2 RUO permet d’obtenir ainsi ainsi un aperçu de la réponse immunitaire à l'infection et à la vaccination des patients atteints de COVID-19 et suggère que l'âge et le temps l'infection sont des facteurs importants liés à l'ampleur des réponses immunitaires à médiation cellulaire à l’infection COVID-19.

 

Cette étude clinique observationnelle menée de juin 2021 à février 2022 aux États-Unis et aux Pays-Bas confirme que les tests des cellules T du SRAS-CoV-2 peuvent apporter de précieuses informations sur la capacité d'un individu à combattre une future infection au COVID-19.

L'importance des tests de cellules T et de la prévention contre l'infection

QuantiFERON SARS-CoV-2 RUO, c’est le nom du test en question permet ici de détecter et d’évaluer le niveau des réponses immunitaires médiées par les lymphocytes T chez 80 % des participants, ici qui ont terminé leur schéma vaccinal, au cours des 24 semaines précédentes. L‘étude révèle également que :

 

  • concernant les mauvaises réponses des lymphocytes T observées après la vaccination, seule l'augmentation de l'âge est un facteur significativement associé à une mauvaise réponse des lymphocytes T ;
  • le temps écoulé depuis la vaccination, le type de vaccin reçu ou le sexe n’apparaissent pas associés à la réponse des lymphocytes T ;
  • chez les sujets infectés par le SRAS-CoV-2, QuantiFERON SARS-CoV-2 RUO permet également de détecter des réponses des lymphocytes T chez 74 % participants -infectés au cours des 24 semaines précédentes ;
  • le seul facteur associé à de mauvaises réponses des lymphocytes T après l'infection était le temps écoulé après l'infection.

 

La capacité des tests sur les lymphocytes : en fait cet essai clinique non seulement réaffirme la capacité des tests basés sur les lymphocytes T à évaluer la réponse immunitaire après infection et/ou vaccination, mais renforce également les connaissances actuelles sur les facteurs en cause, dont l'âge et le temps écoulé depuis l'infection qui « contribuent sans doute à une plus grande sensibilité à l'infection et aux infections ultérieures », ajoute l’auteur principal, Robin Uchiyama, chercheur à QIAGEN.

 

L’étude met globalement en évidence l'importance des tests de cellules T et de la mise en œuvre de mesures préventives robustes contre l'infection, comme la vaccination, les rappels mais aussi le port du masque dans les contextes à risque ou chez les groupes plus âgés.

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