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COVID-19 : L’inactivité physique multiplie le risque décès

Actualité publiée il y a 5 mois 1 semaine 22 heures
British Journal of Sports Medicine
Il existe une entre la sédentarité et l’inactivité physique et en cas d’infection COVID-19, une forme plus sévère de la maladie et un risque accru de décès (Visuel Adobe Stock 226399140)

Cette très large étude confirme la corrélation entre la sédentarité et l’inactivité physique -qui s'accentuent depuis la pandémie- et en cas d’infection COVID-19, une forme plus sévère de la maladie et un risque accru de décès. L’étude, présentée dans le British Journal of Sports Medicine, conclut que seuls l’âge avancé et l’immunosuppression –(en cas de greffe d'organe notamment) surpassent cet effet aggravant de l’inactivité.  

 

Plusieurs facteurs de risque d'infection sévère au COVID-19 ont déjà été identifiés, notamment l'âge avancé, le sexe masculin et certaines comorbidités dont le diabète, l'obésité et les maladies cardiovasculaires. Si quelques études ont souligné l’importance de la pratique de l’exercice pour le maintien d’un bon système immunitaire, l'inactivité physique a rarement été évoquée parmi les facteurs possibles de sévérité et de complications de COVID-19.

Pourtant, il s’agit d'un facteur de risque contributif bien connu pour plusieurs conditions et maladies chroniques, dont les comorbidités déjà associées à un COVID-19 sévère.

Inactivité = sévérité

L’analyse confirme en effet que les patients atteints de COVID-19 n’ayant pratiqué aucune activité physique durant les 2 années précédant l’infection, sont significativement plus susceptibles d’hospitalisation, de transfert en soins intensifs et de décès vs les patients qui adhèrent aux recommandations de pratique de l’exercice physique.

 

L'étude : pour évaluer l’impact de l’inactivité sur la sévérité de la maladie et ses complications, les chercheurs ont comparé ces résultats de santé chez 48.440 participants diagnostiqués avec le COVID-19 entre janvier et octobre 2020. L'âge moyen des patients était de 47 ans, à 62% des femmes, avec un IMC moyen de 31 correspondant à une obésité.

  • La moitié des participants cependant ne présentaient aucune comorbidité (y compris le diabète, la MPOC, les maladies cardiovasculaires, les maladies rénales et le cancer) ;
  • 18% présentaient une seule comorbidité ;
  •  32% 2 comorbidités ou plus.

 

Les participants ont tous renseigné leur pratique d'activité physique selon plusieurs niveaux, inactif (0-10 minutes / semaine); une certaine activité (11-149 minutes / semaine); en ligne avec les recommandations en matière d'activité physique (150+ minutes / semaine).

  • 7% respectaient systématiquement les recommandations d'activité physique et 15% étaient inactifs.
  • 9% ont été hospitalisés, 3% ont nécessité des soins intensifs et 2% sont décédés.

 

L’analyse montre qu’observer les recommandations en matière de pratique de l’exercice est fortement associé à une réduction du risque d’hospitalisation, de soins intensifs et de décès. Après prise en compte des facteurs de confusion possibles dont l'âge et les comorbidités, les patients atteints de COVID-19 classés comme inactifs encourent :

  • un risque multiplié par 2 d'être hospitalisés vs les patients « actifs » ;
  • un risque accru de 73% de nécessiter des soins intensifs ;
  • un risque de décès X par 2,5.

 

Certes, il s’agit d’une étude observationnelle qui ne démontre pas le lien de cause à effet et a pris en compte des données autodéclarées de pratique de l’exercice. Cependant, les chercheurs concluent que l’inactivité est un facteur associé a minima à de nombreux autres facteurs de mauvais pronostic en cas de COVID-19. De plus l’association identifiée entre inactivité et décès de COVID-19 est plus forte qu’avec la plupart des facteurs de risque précédemment identifiés et documentés.

 

«En fait, l'inactivité physique apparaît comme le facteur de risque le plus important dans tous les résultats, par rapport aux facteurs de risque modifiables couramment cités, dont le tabagisme, l'obésité, le diabète, l'hypertension, les maladies cardiovasculaires et le cancer. Notre message est particulièrement important étant donné les obstacles accrus à la pratique d'une activité physique pendant ces périodes de confinement et d'autres restrictions  ».