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COVID-19 : Une infection en 2020 réduit de 40 % le risque de nouvelle infection

Actualité publiée il y a 11 mois 2 semaines 6 jours
ECCMID 2023
Les personnes infectées par le COVID lors de la première vague en 2020 sont 40 % moins susceptibles de nouvelle infection COVID-19 en période de circulation d’Omicron (Visuel Adobe Stock 417108229)

Si de récentes recherches estiment l’immunité naturelle considérablement réduite face aux variantes Omicron, cette étude, présentée à l’European Congress of Clinical Microbiology & Infectious Diseases (ECCMID 2023) apporte un espoir : l’analyse montre que les personnes infectées par le COVID lors de la première vague en 2020 sont 40 % moins susceptibles de nouvelle infection COVID-19 en période de circulation d’Omicron. Les adultes plus âgés notamment apparaissent encore moins susceptibles d'être infectés pendant la vague Omicron que les adultes plus jeunes.

 

L’immunité naturelle commence à jouer son rôle de protection en population générale, y compris contre les nouveaux variants en circulation. Ainsi, l’analyse révèle que par rapport aux adultes qui n'ont pas eu de COVID lors de la première vague (mars à septembre 2020), les adultes infectés au cours de cette première vague sont considérablement protégés contre l’infection à Omicron (décembre 2021 à mai 2022).

Immunité naturelle tout autant que vaccinale

L'étude, menée par une équipe d’épidémiologistes du Sinai Health System de l’Université de Toronto a analysé les dossiers de patients infectés par le SRAS-CoV-2 entre mars et septembre 2020, recrutés au sein d’une cohorte avec les données d'hospitalisation, l’âge, l'indication et le moment du test du SRAS-CoV-2. Les participants ont renseigné par questionnaire leurs symptômes et leurs résultats de santé et ont été suivis jusqu'en mai 2022 notamment pour les complications respiratoires, d’autres résultats positifs aux tests COVID (PCR ou test rapide) et les données de vaccination COVID. Le principal était une infection par le SRAS-CoV-2 entre décembre 2021 et mai 2022.

L’analyse a finalement porté sur les données de 618 participants âgés en moyenne de 56 ans :

 

  • au cours de la période BA.1/BA.2, 120 participants ont développé des infections au SARS-CoV-2 ;
  • dans l'ensemble, les personnes infectées lors de la première vague au début de la pandémie (de mars à septembre 2020) ont un risque d'infection par le SRAS-CoV-2 inférieur de 40 % au cours de la vague Omicron ;
  • vs les adultes âgés de 18 à 49 ans, ceux âgés de 50 à 64 ans sont 36 % moins susceptibles d'être infectés au cours de la vague Omicron, et ceux âgés de 65 ans et plus 66 % moins susceptibles ;
  • la vaccination a joué son rôle en apportant une protection substantielle en plus de l'immunité naturelle : elle apporte en effet une réduction estimée de 24% à 65% de l'infection pendant la vague Omicron ;
  • l'âge est donc un facteur associé au risque de réinfection :  les adultes plus âgés (65 ans et plus et âgés de 50 à 64 ans) sont en effet moins susceptibles d'être infectés que les adultes plus jeunes âgés au cours de ces 6 premiers mois de la vague Omicron, dominés par BA.1 et sous-lignées BA.2.

 

Les auteurs concluent que « une première infection par le virus SARS-CoV-2 d'origine de mars à septembre 2020 est associée à une réduction de 40% du risque d'infection pendant la période de circulation d’Omicron BA.1 / BA.2 de décembre 2021- Mai 2022. La vaccination contre le COVID-19 confère une protection supplémentaire, à ne pas négliger ».