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COVID-19 : Une simple respiration suffit à sa propagation

Actualité publiée il y a 4 mois 1 semaine 4 jours
Risk Analysis
La respiration et la parole contribuent à la propagation du COVID-19.

Peu d’études l’ont affirmé haut et fort, et à l’heure du déconfinement en France et dans de nombreux autres pays, ces données ne peuvent que sensibiliser aux différentes mesures barrières, de distanciation mais aussi de port du masque. Oui, la transmission du nouveau coronavirus SARS-CoV-2 peut s’effectuer via des aérosols de très fines gouttelettes. Plus simplement, cette revue d’experts scientifiques, présentée dans la revue Risk Analysis, révèle ou rappelle que la respiration et la parole contribuent à la propagation du COVID-19.

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Les chercheurs réclament un peu d’attention !

« Les connaissances actuelles sur le rôle des aérosols dans la transmission du SRAS-CoV-2 méritent une attention urgente », écrivent-ils dans leur communiqué. Il devient de fournir des directives pour une protection suffisante contre l’inhalation de ces particules virales aérosolisées, ce qui contribuera aussi à freiner la propagation du COVID-19. Cette équipe rappelle que de récentes études ont bien suggéré une diffusion aérosolisée comme aéroportée du coronavirus SARS-CoV-2. Comme ces chercheurs australiens, ils exhortent aujourd’hui les Autorités sanitaires à faire face à la réalité.

Il existe peu de données sur l'aérosolisation des virus liée à la respiration

Cependant l'analyse reprend plusieurs sources de données sur la transmission des aérosols et l’équipe appelle à des recherches plus approfondies sur la transmission par aérosol du coronavirus : en effet à ce jour, les modes de transmission les plus documentés son la transmission de proximité, par la toux et éternuements et la contamination indirecte par contact avec des surfaces infectées. L'inhalation d'aérosols, des ensembles de petites particules qui peuvent flotter dans l'air et se propager sur de longues distances doit également être prise en compte. Dans cet esprit, le Comité de l'Académie américaine des Sciences sur les maladies infectieuses émergentes a conclu que les recherches sur l'aérosolisation des virus liée à la respiration normale sont bien trop limitées.

Des études de cas de transmission asymptomatique de COVID-19, révèlent pourtant que des « fonctions » primaires telles que la respiration ou la conversation…produisent de petites gouttelettes qui peuvent être aéroportées. Ces particules d'aérosol produites par la parole et la respiration sont si petites qu’elles s'attardent dans l'air pendant des périodes de temps relativement longues avant que la gravité ne les ramène au sol. Elles sont ainsi aéroportées sur de plus grandes distances.

 

Certaines particules planent pendant près de 20 mn : les auteurs rappellent ainsi la fameuse étude de 2006 qui montrait que les particules d'un diamètre de 1 à 3 μm restent en suspension dans l'air presque indéfiniment, les particules de 10 μm environ 17 minutes et de 20 μm environ 4 minutes avant de retomber au sol. D’autres études de laboratoire ont révélé que le virus peut rester viable et infectieux dans les aérosols pendant des heures et sur les surfaces jusqu'à plusieurs jours.

 

Cet article mi-revue, mi-perspective engage donc à explorer davantage les concentrations du virus dans l'air, avec la respiration et la conversation notamment, et les seuils de contamination (dose ou concentration).

« Nous avons besoin de données pour déterminer le rôle des activités humaines dans la génération d'aérosols capables de transmettre le SRAS-CoV-2 dans des espaces clos et ouverts », concluent ces chercheurs.