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COVID-19 : Une souris modèle d’infection à SARS-CoV-2

Actualité publiée il y a 1 année 3 mois 1 jour
Nature
Ces modèles animaux qui répliquent le SRAS-CoV-2 sont désespérément nécessaires pour évaluer rapidement les candidats antiviraux, vaccins et anticorps pour la lutte contre le COVID-19 (Visuel AdobeStock_332264385).

Cette petite souris « modèle de SARS-CoV-2 », présentée dans la revue Nature, va permettre d’accélérer les recherches in vivo et le développement de traitements et de vaccins contre COVID-19. Développée par une équipe de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, ce modèle animal réunit de nombreuses caractéristiques de la maladie humaine. Il a déjà contribué à faire avancer un candidat vaccin COVID-19 (Moderna) vers un essai clinique.

 

Les virologues et des microbiologistes de la Gillings School of Global Public Health rappellent que ces modèles animaux qui répliquent le SRAS-CoV-2 sont désespérément nécessaires pour évaluer rapidement les candidats antiviraux, vaccins et anticorps pour la lutte contre le COVID-19.

Le défi du « récepteur » chez la souris

Ce modèle relève un défi, celui lié à la protéine ACE2, une protéine qui se trouve à la surface de nombreux types de cellules du corps humain, y compris le cœur, l'intestin, les poumons et l'intérieur du nez. Le SRAS-CoV-2, le coronavirus responsable du COVID-19, se verrouille sur le récepteur ACE2 des cellules humaines et l'utilise pour pénétrer dans ces cellules et commencer à se développer, entraînant l’infection. Cependant, SRAS-CoV-2 ne parvient pas à se verrouiller sur la version murine du récepteur viral ACE2. Cette équipe qui a déjà travaillé sur la génération de modèles murins d'autres coronavirus, tels que le SARS-CoV et le MERS-CoV, a donc dû adapter SARS-CoV2 à l'utilisation du récepteur de la souris : en modifiant 2 positions d'acides aminés dans le génome viral les chercheurs sont parvenus à générer un virus capable d’infecter la souris.

 

Cette infection chez la souris modèle génère des symptômes plus légers chez les souris jeunes et plus sévères chez les plus âgées, de manière similaire à ce qui est observé chez les humains. Le modèle a déjà été utilisé pour tester le candidat vaccin ARNm-1273 de Moderna avec des résultats positifs ainsi que d'autres types de vaccins et des anticorps conçus pour exploiter la capacité du corps à prévenir l’infection.

 

Les chercheurs de Chapel Hill mettent à disposition des autres équipes, ce nouveau modèle de souris, avec toujours l’objectif, commun, de comprendre comment le virus provoque des formes sévères de la maladie et pour tester in vivo les centaines de thérapies et vaccins en cours de développement dans le monde.