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DÉCLIN COGNITIF : L’insuline intranasale pour s’éclaircir les idées ?

Actualité publiée il y a 9 mois 2 semaines 3 jours
PLoS ONE
Mais un traitement à base d’insuline pourrait-il freiner le déclin cognitif ? (Visuel Adobe Stock 186982640)

Une signalisation anormale de l'insuline dans le cerveau est une caractéristique commune à plusieurs troubles métaboliques et cognitifs. Les personnes diabétiques présentent aussi un risque accru de troubles cognitifs. Mais un traitement à base d’insuline pourrait-il changer la donne et freiner le déclin cognitif ? C’est l’objectif de cette revue systématique et méta-analyse menée à l’Université de Toronto et publiée dans la revue PLoS ONE, qui précise les effets de l’insuline intranasale sur la cognition, chez différents groupes de patients et de personnes en bonne santé.

 

1 personne sur 4 âgées de plus de 65 ans souffre de diabète de type 2, une condition caractérisée par l’incapacité du corps à produire suffisamment d'insuline pour gérer efficacement la glycémie. On sait que l’insuline joue un rôle important dans le cerveau et que les personnes atteintes de prédiabète et de diabète encourent un risque accru de maladie d'Alzheimer et de déclin cognitif. De précédentes études ont suggéré que l’insulinorésistance favorise la formation de plaques neurotoxiques. D’autres, enfin, ont démontré que l'administration d'insuline au cerveau par voie intranasale permet d’améliore la mémoire verbale. Ainsi, l’étude MemAID qui suggérait déjà l’insuline comme un traitement possible du déclin cognitif chez les personnes âgées

L’insuline intranasale pour rétablir la signalisation de l'insuline dans le cerveau ?

Cette revue des essais contrôlés randomisés publiés dans les grandes bases de données médicales et scientifiques de 2000 à juillet 2021 portant sur les effets de l’insuline intranasale sur la cognition a permis de sélectionner 29 études portant au total sur 1.726 participants atteints de la maladie d'Alzheimer, de troubles cognitifs légers, de troubles de la santé mentale, de troubles métaboliques. La méta-analyse révèle que :

 

  • les patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou de déficience cognitive légère, un état précurseur de démence, traités par insuline intranasale présentent alors une amélioration de la cognition globale ;
  • Aucun effet cognitif particulier en revanche n’est observé chez les témoins en bonne santé et sur d'autres groupes de patients.

 

Ainsi, l’insuline intranasale confirme ses promesses soit « des avantages pro-cognitifs » chez les patients présentant déjà un déclin cognitif.

 

Les chercheurs appellent à mener d’autres recherches pour mieux comprendre les mécanismes neurobiologiques en fonction des différences d'étiologie afin de préciser les facteurs intrinsèques et environnementaux qui peuvent influer sur la réponse à l’insuline intranasale.

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