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DÉPENDANCE aux SUBSTANCES : Pourquoi certains et d’autres pas ?

Actualité publiée il y a 6 mois 1 jour 21 heures
Biological Psychiatry
La sensibilité à la cocaïne apparaît induite par les niveaux élevés des récepteurs de la dopamine dans des neurones spécifiques (visuel Fotolia_150581289_XS)

Certaines personnes sont facilement dépendantes aux substances, mais d'autres ne le sont pas, pourquoi ? Cette équipe du Korea Brain Research Institute nous fait part de la découverte d'un mécanisme moléculaire qui peut expliquer ces différences individuelles dans la toxicomanie. L’étude, menée chez l’animal et publiée dans la revue Biological Psychiatry, révèle le rôle clé des récepteurs de la dopamine D2 (DRD2) dans les interneurones cholinergiques, ici dans la dépendance à la cocaïne.

 

Ainsi, la sensibilité à la cocaïne apparaît induite par les niveaux élevés des récepteurs de la dopamine D2 dans les interneurones cholinergiques (ChINs- neurones qui produisent de l’acétylcholine) du noyau accumbens.

Une surexpression de récepteurs de la dopamine dans les interneurones du noyau accumbens

La toxicomanie est un trouble mental caractérisé par la recherche obsessionnelle de drogues ou substances, en dépit de leurs effets nocifs. Cette dépendance est source de problèmes de santé physique et de conflits interpersonnels et finalement de coûts sociaux importants. Une fois consommées, ces substances -comme le cannabis et la cocaïne- augmentent la concentration de dopamine, « hormone du plaisir » dans le système de récompense du cerveau et activent les récepteurs de la dopamine, ce qui nourrit un besoin encore plus intense de substances.

 

Des différences individuelles dans la toxicomanie : certaines personnes sont plus vulnérables que d’autres à la dépendance, pour une exposition similaire. Pourtant, le mécanisme neurobiologique sous-jacent à un tel phénomène reste insaisissable. Ici, à l’aide de techniques électrophysiologiques et optogénétiques, l'équipe constate une surexpression de récepteurs de la dopamine D2 -génétiquement prédéterminée- dans les interneurones cholinergiques du noyau accumbens de souris sensibles à la dépendance. Grâce à ce mécanisme, les interneurones peuvent affecter l'activation et la plasticité synaptique des neurones en aval, dont les neurones du noyau accumbens ce qui exacerbe la sensibilité à la dépendance à la cocaïne.

 

En précisant le mécanisme moléculaire de contrôle dopaminergique des interneurones cholinergiques du noyau accumbens, mécanisme qui contrôle la sensibilité à la dépendance, ces travaux suggèrent l’efficacité d’un candidat médicament capable de contrôler cette sensibilité en régulant les niveaux de récepteurs de la dopamine.

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