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DIABÈTE: Des cellules bêta à partir des poignées d'amour

Actualité publiée il y a 5 années 5 mois 1 semaine
Nature Communications

Cette équipe du Swiss Federal Institute of Technology de Zurich vient d’accomplir un exploit : à partir de cellules souches extraites de tissu adipeux, ils sont parvenus, par reprogrammation génétique, à produire des cellules bêta fonctionnelles. En présence de glucose, les cellules bêta générées sont bien fonctionnelles et produisent de l'insuline, tout comme les cellules bêta naturelles du pancréas. Un exploit, qui intéressera les patients diabétiques et leurs médecins, dans la revue Nature Communications.

Les chercheurs ont donc converti des cellules de tissu adipeux en cellules souches pluripotentes induites (capables de se spécialiser en n'importe quel type de cellules) puis les ont génétiquement transformées grâce à un « logiciel génétique », conçu pour reproduire avec précision les facteurs clés de croissance impliqués dans le processus de maturation des cellules spécialisées. Une tâche très complexe puisque dans ce cas 3 facteurs de croissance sont impliqués (Ngn3, Pdx1 et MafA) mais avec des concentrations qui varient au cours du processus de différenciation, du début à la fin de la maturation.


Reproduire le plus fidèlement possible ces processus naturels pour obtenir un fonctionnement optimal des cellules spécialisées : grâce à cette alchimie génétique de précision, l'équipe obtient de nouvelles cellules bêta qui répondent au glucose, comme les cellules bêta naturelles du pancréas. Au-delà du résultat et du bon « fonctionnement » des cellules bêta, la méthode marque une nouvelle étape dans la production de cellules spécialisées, ici, bêta en regard des techniques qui consistent à ajouter, à la pipette ces facteurs de croissances et autres composés chimiques nécessaire à la maturation des cellules.

Des cellules bêta fidèles à leurs homologues naturels : ces cellules bêta artificielles comprennent, comme leurs homologues naturels des « granulés » ou tâches sombres qui stockent l'insuline. Elles fonctionnent également de manière très similaire sauf pour les quantités d'insuline secrétées inférieures à celles des cellules bêta naturelles, reconnaissent les auteurs.

Des poignées d'amour à la production d'insuline : l'objectif sera de pouvoir produire, à partir du tissu adipeux même des patients diabétiques -comme leurs « poignées d'amour », par exemple- ces nouvelles cellules bêta fonctionnelles puis les greffer de manière à permettre à ces patients de fabriquer à nouveau leur propre insuline. Avec, très probablement, supposent les chercheurs, un bien moindre risque de rejet, puisque ces cellules sont produites à partir de tissus endogènes du receveur. Enfin, il y a la perspective considérable de pouvoir produire avec la même méthode et à partir des mêmes tissus, d'autres cellules spécialisées, pour traiter d'autres maladies.

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