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L’ALIMENTATION restreinte réduit le syndrome métabolique

Actualité publiée il y a 9 mois 3 semaines 3 jours
Cell Metabolism
La limitation de l’alimentation à une fenêtre de 10 heures chaque jour permet une perte de poids, une baisse de la pression artérielle et une meilleure gestion des niveaux d'insuline

Cette étude pilote menée à l’Université de Californie - San Diego apporte de nouvelles preuves d’efficacité d’une limitation de l’alimentation à une fenêtre de 10 heures chaque jour. Cette forme de jeûne intermittent quotidien permet en effet une perte de poids, une baisse de la pression artérielle et une meilleure gestion des niveaux d'insuline. Ce n’est pas la première étude à mettre en avant les bénéfices métaboliques d’une restriction de la « plage alimentaire » quotidienne. Les résultats de l'étude, présentés dans la revue Cell Metabolism, rappellent plus simplement, qu’une bonne santé passe par le respect de nos cycles circadiens. Cette intervention nutritionnelle simple permet au corps de se reposer et de préparer, le moment du repas venu, le métabolisme.

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Le jeûne intermittent ou l’alimentation "calée" plus tôt dans la journée, synchronisée au mieux avec notre horloge biologique -et notre activité- ont déjà démontré leur capacité à réduire l'appétit et à améliorer la combustion des graisses. Il s’agit en effet en pratique de coordonner nos repas et nos rythmes circadiens. Ces différents types de régimes sont ainsi de plus en plus plébiscités et de mieux en mieux documentés dans la lutte contre l’obésité et le syndrome métabolique.

Les participants qui limitent leur alimentation à une plage de 10 heures ou moins de la journée, et cela quotidiennement sur une période de 12 semaines perdent du poids : en moyenne 3% de leur poids corporel ;

L’alimentation restreinte dans le temps, un facteur indépendant de prévention et de réduction du syndrome métabolique

Le syndrome métabolique est défini comme un groupe de facteurs de risque, tels que l'hypertension artérielle, le taux de cholestérol, le tour de taille, l’IMC ou la glycémie, qui augmentent le risque de maladie cardiaque, de diabète et d’AVC. aux AVC. Opter pour un régime alimentaire plus diversifié et plus équilibré et pratiquer plus l’exercice sont des changements de mode de vie clés pour réduire ces différents marqueurs. Cependant, ils s'avèrent souvent insuffisants pour éliminer totalement le risque.

Ici l’équipe de l'Université de Californie à San Diego et du Salk Institute confirment qu'une forme de jeûne intermittent, appelée « alimentation à durée limitée », permet d’apporter un bénéfice nutritionnel en plus à ces 19 participants diagnostiqués avec un syndrome métabolique et dont 16 prenaient un traitement du type statine. Les participants ont utilisé une application « myCircadianClock » pour enregistrer quand et ce qu'ils mangeaient. Ils pouvaient décider de l'heure à laquelle manger et de leur apport alimentaire, à condition que leur alimentation respecte la fenêtre de 10 heures.

 

 

De multiples bénéfices métaboliques : l’expérience montre que les participants qui limitent leur alimentation à une plage de 10 heures ou moins de la journée, et cela quotidiennement sur une période de 12 semaines,

  • perdent du poids : en moyenne 3% de leur poids corporel ;
  • perdent de la graisse abdominale : 4% environ ;
  • abaissent leur pression artérielle et leurs taux de cholestérol et enfin retrouvent un bon contrôle de leur glycémie.
  • 70% des participants signalent également une meilleure qualité et durée de sommeil, la sensation d’avoir plus d'énergie ;
  • enfin, certains ont même pu réduire leur traitement et plus des 2 tiers des participants sont restés acquis à ce type de régime, après la fin de l’étude. Plus des deux tiers des participants ont continué à manger dans cette plage limitée jusqu'à un an après la fin de l'étude.

 

 

Notre métabolisme est étroitement lié aux rythmes circadiens : l’auteur principal, le Dr Pam Taub, cardiologue et professeur de médecine à l'UC San Diego sait d’expérience, qu’il existe « une fenêtre critique pour intervenir contre le syndrome métabolique. Une fois que le diabète s’est développé, que le patient est sous insulinothérapie, il devient très difficile d'inverser le processus de la maladie ». L’auteur rappelle que comme la plupart des systèmes du corps, le métabolisme est étroitement lié aux rythmes circadiens, et qu’une intervention qui recale notre alimentation sur le rythme circadien ne peut que prévenir ou réduire le risque de syndrome métabolique et cela sans forcément diminuer l’apport calorique ni augmenter l'exercice physique.

 

Une alimentation irrégulière favorise le développement du syndrome métabolique : une alimentation à durée limitée sur une fenêtre de 10 heures permet de soutenir les rythmes circadiens des processus biologiques qui affectent presque toutes les cellules du corps. A contrario, des habitudes alimentaires irrégulières peuvent perturber ces processus et favoriser le développement du syndrome métabolique, notamment par l’augmentation de la graisse abdominale, du taux de cholestérol ou des triglycérides.

 

Une intervention diététique simple : finalement, se limiter à une plage de 10 heures par jour pour « manger » n’est pas très compliqué, cela permet au corps de se reposer mais aussi d’anticiper le repas et de se préparer à optimiser le métabolisme. Les chercheurs mènent actuellement un autre essai clinique pour confirmer ces avantages d'une alimentation à durée limitée auprès d’un échantillon de plus de 100 participants atteints du syndrome métabolique.

 

« Parvenir à mieux caler l’alimentation sur les rythmes circadiens est une nouvelle option de traitement qui pourrait changer la vie des patients atteints du syndrome métabolique ».

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