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DIABÈTE : La protéine de l’exercice qui améliore le métabolisme du glucose

Actualité publiée il y a 7 mois 3 semaines 5 jours
Nature Metabolism
L'exercice pousse nos cellules adipeuses à sécréter des protéines dont une adipokine bénéfique qui améliore réellement la tolérance au glucose.  adipokine bénéfique qui améliore réellement la tolérance au glucose

C’est la première démonstration d'une adipokine libérée à l'effort qui entraîne des effets métaboliques bénéfiques sur le corps : ces travaux du Joslin Diabetes Center et de la Harvard Medical School, présentés dans la revue Nature Metabolism, révèlent un « nouveau mécanisme » : l’exercice pousse nos cellules adipeuses à sécréter des protéines dont une adipokine bénéfique qui améliore réellement la tolérance au glucose. Un nouvel avantage de l’exercice pour les personnes en « hyperglycémie ».

 

Normalement les adipokines ont plutôt des effets néfastes sur le métabolisme, mais l’étude constate que cette adipokine libérée en réponse à l’exercice, le facteur de croissance TGF-beta 2, améliore réellement la tolérance et donc le métabolisme du glucose.

 

Les chercheurs montrent ici, via des expériences sur la souris et chez des humains, que l'entraînement physique entraîne des changements spectaculaires de la graisse. En outre, ils costatent que cette graisse, sous l’effet de l’exercice, libère dans le sang des facteurs pouvant avoir des effets positifs sur la santé. Le TGF-bêta 2 stimulé par l'exercice non seulement améliore la tolérance au glucose, mais le traitement de souris obèses par TGF bêta 2 permet de réduire les taux de lipides sanguins et d’améliorer de nombreux autres aspects du métabolisme.

 

Une seule protéine et des effets spectaculaires : il y a 2 ans, la même équipe avait déjà identifié des effets métaboliques bénéfiques, induits par le tissu adipeux en réponse à l'exercice. « Notre hypothèse était que l'exercice modifie le tissu adipeux et qu’à la suite de ce changement, les lipides libèrent ces protéines bénéfiques dans le sang » explique le Dr Goodyear, auteur principal de l’étude : « Jusque-là les recherches sur les réponses du corps à l’exercice s’étaient plutôt concentrées sur le muscle ». L’équipe a cherché à identifier les adipokines libérées par la graisse au cours de l'exercice, et constaté que la protéine TGF bêta 2, l’une des protéines régulées positivement lors de l’exercice chez l’Homme et la souris entraînait des effets métaboliques bénéfiques. En traitant des souris avec TGF bêta 2, l’équipe constate notamment une amélioration de la tolérance au glucose et une absorption accrue des acides gras. Chez des souris nourries avec un régime riche en graisses, le développement du diabète est même inversé avec TGF bêta 2, et de la même manière qu'il le serait avec l’exercice.

 

Le rôle clé de l’acide lactique : une autre découverte importante est que l’acide lactique, libéré pendant l’exercice, fait partie intégrante de ce processus. Le lactate est libéré par les muscles pendant l'exercice puis se déplace vers la graisse où il déclenche la libération de TGF bêta 2.

L’étude jette un tout nouvel éclairage sur les nombreux effets métaboliques de l'exercice. En fait, la graisse joue un rôle important dans cet effet positif de l'exercice ! Ces résultats suggèrent également que la protéine TGF bêta 2 pourrait être une thérapie prometteuse pour le traitement de l'hyperglycémie, et éventuellement du diabète de type 2, sous réserve de son innocuité.

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