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DIABÈTE : Le risque de crise cardiaque réduit de moitié en 15 ans

Actualité publiée il y a 2 mois 1 jour 8 heures
ESC Congress
Une réduction spectaculaire du risque de crise cardiaque est constatée chez ces patients diabétiques avec l'utilisation de médicaments en prophylaxie (Visuel Adobe Stock 113201522)

Les personnes atteintes de diabète de type 2 avaient un risque multiplié par 2 de crise cardiaque ou de décès associé. Cependant, une réduction spectaculaire de ce risque de crise cardiaque est constatée chez ces patients diabétiques avec l'utilisation de médicaments en prophylaxie du risque cardiovasculaire. C’est la conclusion de cette étude danoise, présentée lors de la Digital Expérience de l’ESC Congress 2020, qui soutient ainsi la prescription de ces traitements préventifs, mais aussi un contrôle plus strict du diabète et les changements de mode de vie tels que l'arrêt du tabac, l'activité physique et une alimentation plus équilibrée.

 

L’auteur principal, le Dr Christine Gyldenkerne de l'hôpital universitaire d'Aarhus explique que lorsque des patients reçoivent un diagnostic de diabète de type 2, la prise de médicaments pour prévenir les maladies cardiovasculaires a un vrai impact sur le risque de crise cardiaque et de décès prématuré.  

La prise en charge du diabète de type 2 a considérablement évolué au cours des dernières années

L’accent est désormais mis sur la prévention des maladies cardiovasculaires. Cependant, c’est la première étude à examiner comment ces changements de prise en charge ont pu et peuvent affecter le risque de crise cardiaque et de décès prématuré chez ce groupe de patients récemment diagnostiqués comme diabétiques mais sans antécédent connu de maladie cardiovasculaire.

L’étude a suivi, durant 7 ans, tous les patients au Danemark ayant commencé un traitement pour le diabète de type 2 de 1996 à 2011, soit un total de 211.278 patients diabétiques. Chaque patient diabétique a été apparié pour l'âge et le sexe avec 5 témoins non diabétiques et exempts d’antécédents cardiovasculaires. Les chercheurs ont pris en compte l’incidence des crises cardiaques et les décès au cours du suivi et rapproché ces données de l'utilisation de médicaments pour prévenir le développement de maladies cardiovasculaires au moment du diagnostic du diabète. L’analyse révèle que :

  • les patients récemment diagnostiqués avec un diabète de type 2 mais sans maladie cardiovasculaire bénéficient d’une réduction significative des risques de crise cardiaque et de décès (soit pour la période 1996 à 2011, une réduction du risque relatif de 61% pour la crise cardiaque et de 41% pour le décès et une réduction des risques absolus respectivement de 4% et 12%) ;
  • la comparaison des données des patients diabétiques vs population générale (témoins), révèle une réduction des différences de risque, initialement élevées, avec le temps. Ainsi, à la fin de l'étude, le risque de crise cardiaque chez les patients diabétiques n’est plus que marginalement (0,6%) plus élevé qu’en population générale ;
  • chez ces participants diabétiques, l'utilisation de médicaments anti-cholestérol a été multipliée par 10, d'aspirine a augmenté de 50% et la prise de médicaments antihypertenseurs a été multipliée jusque par 4 au cours de la période d'étude.

 

Ainsi, sans néanmoins démontrer ici la relation de cause à effet, l’étude révèle que le risque de crise cardiaque et de décès prématuré chez les patients atteints de diabète de type 2 récemment diagnostiqué et sans maladie cardiovasculaire a été réduit de moitié environ entre 1996 et 2011. Au cours de la même période, la différence entre le risque de crise cardiaque et de décès pour les patients diabétiques vs en population générale, a donc été considérablement réduite.

 

Outre l'utilisation de médicaments préventifs contre les maladies cardiovasculaires, d'autres facteurs ont également probablement influé sur cette réduction de risque, dont l’autosurveillance plus rigoureuse du diabète, la réduction du tabagisme, les interventions de pratique d’activité physique et en faveur d’une alimentation plus saine.

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