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Dysfonction ÉRECTILE: Quelle définition de l'impuissance?

Actualité publiée il y a 6 années 11 mois 1 semaine
121Doc

On parle d’impuissance, de dysfonction érectile, mais existe-t-il une véritable définition de ce trouble, classé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), au nombre des dysfonctions sexuelles, au même titre que la baisse de la libido, l’éjaculation précoce ou la dyspareunie ? Car si la définition la plus couramment utilisée est celle de l’OMS, les caractéristiques cliniques de l’impuissance peuvent varier selon les urologues et autres spécialistes.

Car la sexualité, dont l'érection, est un processus complexe, à la fois biologique, psychologique et social. Cependant l'OMS donne à la dysfonction érectile une définition clinique simple, soit « l'incapacité persistante ou répétée d'obtenir et/ou de maintenir une érection suffisante pour permettre une activité sexuelle satisfaisante » (OMS, 1992). Une incapacité ou impuissance sexuelle qui se manifeste, sur un certain laps de temps, durant l'une des 3 phases de la relation sexuelle, soit en phase d'excitation, caractérisée chez l'homme par l'établissement de l'érection, « la phase en plateau » avec la réalisation de l'acte sexuel, et enfin l'orgasme qui coïncide chez l'homme avec l'éjaculation.


Une incapacité qui peut relever de plusieurs types de situations cliniques,

· d'une atteinte organique grave, liée par exemple à un traumatisme ou une intervention chirurgicale,

· d'une suspicion d'atteinte organique et des facteurs psychologiques et relationnels liés parfois à certaines pathologies (comme l'hypertension, certaines maladies cardiaques ou le diabète)

· ou de facteurs psychologiques et relationnels prépondérants dans la genèse et le maintien des troubles de l'érection.

Le Manuel des (DSM-IV) précise ainsi dans la catégorie Dysfonctions sexuelles, pour les troubles du désir, de l'excitation ou dysfonction érectile, de l'orgasme et les troubles sexuels avec douleur, des caractéristiques cliniques telles que « depuis toujours ou acquis », « permanent ou lié à certaines situations », lié à des facteurs psychologiques ou encore à une combinaison de facteurs. Il n'y a donc pas d'antériorité qui vaille, mais en fonction du vécu du patient, une période de 3 à 6 mois semble raisonnable pour aller consulter.

Les dysfonctions sexuelles sont fréquentes, mais restent rarement diagnostiquées ou traitées. Elles affectent, selon les NIH, entre 8% et 33% de la population. Ainsi, la dysfonction érectile prolongée touche 4% des hommes à la cinquantaine et près de 17% des hommes à la soixantaine et son incidence atteint 47% des hommes après 75 ans. Un homme sur deux aurait déjà rencontré ce problème. Une incidence qui pourra augmenter également avec certaines pathologies, comme l'obésité, l'apnée, le stress par exemple. Ainsi, en France, l'Association pour le Développement de l'Information et de la Recherche sur le Sexualité indique que 32 % des hommes de plus de 40 ans souffrent de dysfonction érectile.

Pourtant, en France, seulement un homme concerné sur 5 consulte : Si la prise en charge de la dysfonction érectile requiert une approche multidisciplinaire, afin d'identifier et caractériser la pathologie et rechercher les facteurs de sévérité. Différents traitements existent, dont des traitements médicamenteux oraux de première intention, les inhibiteurs de la phosphodiestérase, comme le Cialis (tadalafil), le Viagra (sildenafil) et le Levitra (vardénafil) ou les injections intracaverneuses et la chirurgie, mais aussi la psychothérapie et les changements de mode de vie. En conclusion, la dysfonction érectile est traitable à tous les âges, le tout est d'oser en parler et de ne pas rester isolé.

Auteur: 121.doc-Page impuissance et rédaction Santé log (Visuel 121Doc)

Sources:

OMS Defining sexual health Report of a technical consultation on sexual health(2002)

NIH-NIDDKD (National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases) Erectile Dysfunction

HAS Avis de la Commission d'Evaluation des dispositifs médicaux et technologies de santé de déc 2011.

Lire aussi : Dysfonction ÉRECTILE: Le secret biochimique du maintien de l'érection -

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