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DYSMORPHIE MUSCULAIRE : Adversité à l’enfance et image corporelle

Actualité publiée il y a 2 mois 2 semaines 6 heures
Clinical Social Work Journal
L’adversité à l’enfance peut aussi accroître le risque de dysmorphie musculaire chez les adolescents (Visuel Adobe Stock 268771371)

Des expériences indésirables vécues durant l'enfance -ou l’adversité à l’enfance- peuvent aussi accroître le risque de dysmorphie musculaire chez les adolescents et les jeunes adultes, révèle cette recherche menée à l’Université de Toronto. Ces toutes nouvelles données, publiées dans la revue Clinical Social, engagent les professionnels de soins primaires à rechercher ces expériences de l’adversité chez les patients souffrant d’insatisfaction et de déficiences fonctionnelles et musculaires, en particulier les garçons et les jeunes hommes.

 

Les statistiques sont frappantes, plus de la moitié des enfants et adolescents des pays riches vivent au moins une expérience indésirable au cours de leur enfance qui peut être une violence domestique, psychologique ou sexuelle. Ces enfants apparaissent, avec cette première étude d’association entre l’adversité et la dysmorphie musculaire, tout particulièrement vulnérables à cette obsession de la prise de masse musculaire. L'auteur principal, Kyle T. Ganson, professeur à l'Université de Toronto, analyse ainsi cette association : « l'expérience d'expériences défavorables dans l'enfance augmente l'insatisfaction corporelle ».

Adversité et insatisfaction de l’image corporelle

De précédentes études ont suggéré que l’adversité à l’enfance a évidemment des effets néfastes sur la santé, plus tard dans la vie. Ainsi, l’adversité est fréquemment retrouvée chez les personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire (TCA). C’est également le cas pour la dysmorphie corporelle.

 

L’étude en apporte pour la première fois la démonstration. L’équipe analyse les données de plus de 900 adolescents et jeunes adultes participants Canadian Study of Adolescent Health Behaviors.

 

  • 16 % des participants avaient vécu au moins 5 expériences indésirables dans l’enfance ;
  • ces participants présentaient un risque clinique de dysmorphie musculaire très accru, ce qui confirme les effets à long terme de l’adversité sur la santé mentale et le bien-être ;
  • le sexe se révèle un facteur important dans la relation entre l’adversité et les symptômes de dysmorphie musculaire : les garçons et les jeunes hommes de l'étude qui ont vécu au moins 5  expériences indésirables durant l’enfance présentent des symptômes de dysmorphie musculaire significativement plus marqués que les filles et les jeunes femmes ayant été exposées de manière similaire ;
  • les garçons et les jeunes hommes qui ont vécu ces expériences négatives expriment fréquemment le sentiment que leur masculinité a été mise en cause par ces expériences. Ces jeunes s’engagent alors dans le développement de leur musculature pour retrouver une image plus dominatrice, agressive et masculine.

 

Les auteurs sensibilisent les professionnels de la santé à rechercher ces symptômes de dysmorphie musculaire, chez les jeunes patients victimes d’adversité à l’enfance.

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