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SANTÉ MUSCULAIRE : On a trouvé les gènes qui donnent de la force

Actualité publiée il y a 2 années 3 mois 1 semaine
Nature Communications
16 variations génétiques contribuent à expliquer nos différences de force musculaire

Pour la première fois, des chercheurs de l’Université de Cambridge identifient des facteurs génétiques communs qui influencent la force musculaire chez l'homme. Les conclusions de cette analyse pangénomique présentées dans la revue Nature Communications contribuent à expliquer nos différences de force musculaire mais ouvrent aussi de nouvelles pistes pour traiter les faiblesses ou les troubles musculaires.

Car ici ce sont les données de force de préhension de la main de plus de 140.000 participants au programme UK Biobank qui ont été prises en compte et rapprochées des données génétiues. Les premiers résultats de cette première analyse ont ensuite été revalidés sur les données de 50.000 participants supplémentaires du Royaume-Uni, des Pays-Bas, du Danemark et de l'Australie. En fin de compte, 16 variantes génétiques communes ont ainsi été identifiées comme associées à la force musculaire. La recherche met également en valeur tout l’intérêt de ces grandes banques de données génétiques qui constituent une ressource puissante pour identifier les gènes impliqués dans des traits complexes.

La force de préhension est associée à de nombreux résultats de santé

 

Des résultats cohérents, car la plupart des variantes identifiées s’avèrent situées à l'intérieur ou à proximité de gènes déjà documentés pour jouer un rôle dans des processus biologiques pertinents pour la fonction musculaire, dont la structure et la fonction des fibres musculaires, et la communication du système nerveux avec les cellules musculaires. D’autres mutations mises en évidence sont également connues pour être associées à des syndromes monogènes sévères caractérisés par un dysfonctionnement de la fonction musculaire. Ces variations qui provoquent des conditions musculaires graves peuvent donc également influer sur les différences de force dans la population générale.

Une étape importante vers le développement de nouveaux traitements : « Alors que les scientifiques ont longtemps soupçonné un rôle de la génétique dans la variation de la force musculaire, ces résultats révèlent les toutes premières variantes génétiques spécifiques qui sous-tendent ses différences de force. C’est une étape importante vers l'identification de nouveaux traitements pour prévenir ou traiter la faiblesse musculaire », écrivent les chercheurs.

La force c’est la santé : la force est un marqueur de santé et de précédentes études ont montré que la force de préhension était associée à de nombreux résultats de santé, dont le risque de mortalité prématurée, les maladies cardiovasculaires et l’incidence des fractures. Cependant, il reste peu que ces résultats soient directement corrélés à la force musculaire ou de processus sous-jacents. Cependant, à partir de ces 16 variantes génétiques identifiées comme associées à la force, les chercheurs sont parvenus à étudier ce lien de causalité. Et cette première analyse n’identifie aucune preuve de ce lien, si ce n’est qu'une force musculaire plus élevée réduit le risque de fracture…

Donc, on retiendra, qu’a minima, la force musculaire participe à la prévention des fractures et donc à la réduction de l’ensemble des complications de chutes, qui peuvent aller jusqu’au handicap et la perte d’autonomie.

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