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EHPAD : Des « robopets » pour le bien-être des résidents ?

Actualité publiée il y a 5 mois 1 semaine 6 jours
International Journal of Older People Nursing
Les robots de soins, de surveillance ou d’assistance et ici « de compagnie », trouvent de mieux en mieux leur place et leur fonction dans l’univers de vie des patients âgés, que ce soit l’EHPAD, le domicile ou ces nouvelles maisons intelligentes équipés de capteurs d’activité et de sécurité.

Les robots de soins, de surveillance ou d’assistance et ici « de compagnie », trouvent de mieux en mieux leur place et leur fonction dans l’univers de vie des patients âgés, que ce soit l’EHPAD, le domicile ou ces nouvelles maisons intelligentes équipés de capteurs d’activité et de sécurité. Cette revue systématique et méta-analyse de l’Université d’Exeter, de la littérature déjà disponible sur le sujet, apporte de premières preuves des bénéfices de ces robots de compagnie ou « robopets ». Ces petits robots, ressemblant à des animaux et qui ont l'apparence et les principales caractéristiques comportementales des animaux de compagnie ou des animaux domestiques, semblent procurer à la fois du bien-être et du plaisir aux patients âgés et réduire leur agitation et leur solitude. Au-delà, ces « machines » permettent même parfois aux résidents de renouer des interactions sociales avec d’autres résidents, les membres de leur famille et les personnels, en particulier en stimulant la conversation chez ces patients.

Ces robopets semblent apporter de nombreux avantages.

Cette analyse, présentée dans l’International Journal of Older People Nursing a combiné les données de 19 études portant au total sur 900 résidents, membres du personnel et membres de la famille. Les études portaient sur 5 robopets : Necoro et Justocat (chats), Aibo (chien), Cuddler (ours) et Paro (bébé phoque). Certaines ont regardé les interactions des résidents avec les robopets, d'autres cherché à mesurer l'impact de ces interactions sur des symptômes tels que l'agitation, la solitude perçue et l’absence d’interactions sociales. L’analyse montre en substance que si tous les résidents n’ont pas forcément envie d’interagir avec ces robopets, lorsque c’est le cas, ces robots semblent apporter de nombreux avantages. Ainsi, parmi les effets bénéfiques constatés :

  • ils stimulent la conversation ;
  • ils stimulent la mémoire, rappelant parfois aux résidents des souvenirs de leurs propres animaux de compagnie ou de leurs expériences passées ;
  • ils rétablissent le sens du contact et du toucher et, plus largement des interactions « sociales » ;
  • ils responsabilisent et « occupent » le résident qui retrouve la joie de pouvoir s’occuper de quelque chose.

 

 

Tous les résidents n’apprécient pas les robopets et, pour ceux qui choisissent d’interagir, une formation spécifique du personnel sur l’utilisation la mieux adaptée possible, leur permet d’en tirer le meilleur parti. Savoir si un résident aime les animaux ou avait un animal de compagnie peut également avoir une incidence sur son engagement éventuel avec un robopet.

 

Bien sûr, le robopet ne remplace pas l’interaction humaine, mais cette analyse montre que pour les patients qui acceptent de s’engager, les avantages peuvent être significatifs.

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