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ENVIRONNEMENT : Pourquoi les abeilles sont un marqueur de santé humaine

Actualité publiée il y a 10 mois 1 semaine 2 jours
Environmental Microbiome
Cette équipe conclut que l’analyse des débris de ruche d'abeilles peut fournir un excellent instantané du paysage microbien des environnements urbains et que ces données peuvent constituer non seulement un marqueur de diversité microbienne mais aussi un marqueur de santé des populations vivant à proximité (Visuel Adobe Stock 285992257)

Cette équipe conclut que l’analyse des débris de ruche d'abeilles peut fournir un excellent instantané du paysage microbien des environnements urbains et que ces données peuvent constituer non seulement un marqueur de diversité microbienne mais aussi un marqueur de santé des populations vivant à proximité. Ces conclusions, publiées dans la revue Environmental Microbiome, appellent à mieux suivre encore la santé des « abeilles urbaines » comme indicateur de santé publique.

 

Les villes sont construites pour l'habitation humaine, mais sont aussi des espaces qui abritent encore une large biodiversité dont la compréhension est importante pour optimiser l'urbanisme du point de vue de la santé humaine. Cependant, cette analyse du paysage microbien à l’échelle d’une ville est extrêmement complexe. Quelques abeilles pourraient nous apporter de précieuses informations en santé publique.

 

L'étude : l’équipe du chercheur Elizabeth Hénaff étudie le potentiel des abeilles (Apis Mellifera) à fournir des échantillons de micro-organismes dans les villes. En effet, comme les abeilles se nourrissent quotidiennement autour de leurs ruches en milieu urbain, l’analyse des matériaux et débris de ces ruches peut apporter de précieuses informations génétiques, dont des données sur les bactéries environnementales. L’étude a ainsi analysé des débris de ruches situées à New York, à Sydney et à Melbourne, à Venise et à Tokyo et aboutit à

une signature génétique unique selon la ville.

  • Un test génétique effectué à partir des débris de ruches pour Rickettsia felis (« fièvre des griffes du chat »), un agent pathogène qui se transmet aux humains par les chats, confirme le potentiel de cette méthode de surveillance, qui devra être validé cependant par des analyses pour d’autres bactéries.
  • Autre exemple, l’analyse de 33 échantillons provenant des ruches de différentes villes permet d’identifier des micro-organismes d'abeilles connus, et dont la présence peut indiquer une ruche « en bonne santé » ou une ruche « malade », avec, dans certains cas des implications pour la santé humaine.

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