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FAUSSE COUCHE : A répétition, c’est souvent le fait du sperme

Actualité publiée il y a 8 mois 1 semaine 2 jours
Clinical Chemistry
Les fausses couches récurrentes définies comme la perte de 3 grossesses consécutives ou plus avant 20 semaines, affectent environ un couple sur 50

Les fausses couches récurrentes définies comme la perte de 3 grossesses consécutives ou plus avant 20 semaines, affectent environ un couple sur 50 et Des fausses couches consécutives sont fréquemment liées à un sperme défectueux, conclut cette étude de l’Imperial College London. Cette recherche, publiée dans la revue Clinical Chemistry, révèle en effet que, par rapport aux hommes dont les partenaires n’ont pas fait de fausses couches, le sperme des hommes partenaires participants à l’étude présente des dommages plus importants à l’ADN.

 

Jusqu'à ces dernières années, on pensait que les fausses couches à répétition étaient causées par des problèmes de santé chez la mère, dont une infection ou des problèmes immunitaires. Cependant, de récentes études ont suggéré que la santé des spermatozoïdes pourrait également jouer son rôle. C’est pourquoi le Dr Channa Jayasena, auteur principal de l’étude et son équipe ont recherché une explication par l'analyse du sperme de partenaires de femmes ayant fait des fausses-couches.

 

L’équipe a ainsi examiné la qualité du sperme de 50 hommes dont les partenaires avaient subi 3 fausses couches consécutives ou plus, puis comparé les résultats à la santé des spermatozoïdes de 60 volontaires masculins dont les partenaires n'avaient pas subi de fausse couche. L'analyse révèle que le sperme des hommes dont les partenaires ont été victimes de fausses couches consécutives présente 2 fois plus de dommages à l'ADN vs groupe témoin.

 

L’hypothèse « ROS » : ces dommages à l'ADN pourraient être déclenchés par des espèces réactives de l'oxygène dont les niveaux apparaissent multipliés par 4 par rapport au groupe témoin. Aucun des hommes participant à l’essai n’avait d’infection en cours, mais les auteurs rappellent que certaines bactéries comme la chlamydia, peuvent affecter la santé des spermatozoïdes : « Il est possible que des bactéries présentes dans la prostate, responsables de la formation du sperme, puissent subsister". Ce qui pourrait conduire à des niveaux élevés en permanence d'espèces réactives de l'oxygène.

 

L'obésité aussi : on sait que l’obésité peut également nuire à la santé des spermatozoïdes, en raison des niveaux élevés de graisse corporelle qui entraînent, également, une augmentation des espèces réactives de l'oxygène.

 

L’âge enfin : les hommes dont les partenaires avaient subi des fausses couches étaient également légèrement plus âgés que le groupe témoin (37 ans vs 30 ans) et un peu plus en surpoids. Des facteurs qui, là encore, peuvent avoir affecté les niveaux d'espèces réactives de l'oxygène.

Bref, l’étude ouvre de nouvelles pistes notamment celle de niveaux élevés de ROS, et de nouvelles voies thérapeutiques par la mise au point des traitements permettant d'abaisser ces niveaux. Il a fallu beaucoup de temps aux médecins pour comprendre que la santé des spermatozoïdes avait un rôle à jouer dans une grossesse en bonne santé -et dans fausse couche -. La santé des 2 partenaires contribue à une grossesse saine et à un bébé en bonne santé.

 

Et, précisément, la santé des spermatozoïdes dicte aussi la santé de la grossesse !

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