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FIBRILLATION AURICULAIRE : Rien ne vaut le contrôle intensif de la tension

Actualité publiée il y a 2 mois 6 jours 30 min
Hypertension
Un contrôle intensif de la pression artérielle peut réduire le risque de fibrillation auriculaire (FA)

Un contrôle intensif de la pression artérielle peut réduire le risque de fibrillation auriculaire (FA). C'est le conseil de cette équipe du Wake Forest ( Caroline du Nord). La maladie caractérisée par un rythme cardiaque irrégulier peut entraîner des complications sévères dont l’accident vasculaire cérébral (AVC), une insuffisance cardiaque et des crises cardiaques. Ces données de l’étude « Sprint », présentées dans la revue Hypertension, de l’American Heart Association engagent ainsi à un maintien (voire une réduction) de la pression artérielle systolique en deçà de 120 mmHg.

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Ce contrôle rigoureux de la pression artérielle permet de réduire de 26% le risque de fibrillation auriculaire, vs une pression artérielle systolique <140. Cette étude est d’ailleurs le premier essai contrôlé randomisé à démontrer cet avantage significatif d'un contrôle « agressif » de la pression artérielle à une cible inférieure à 120 mm Hg, relève son auteur principal, le Dr Elsayed Z. Soliman, professeur d'épidémiologie à la Wake Forest School of Medicine.

L’HTA, le facteur de risque modifiable le plus "impactant" pour la FA

L’analyse a porté sur les données de l'essai des National Institutes of Health (NIH) Systolic Blood Pressure (SPRINT), mené auprès de 8.022 participants, souffrant d'hypertension et présentant un risque accru de maladies cardiovasculaires. Ces participants ont été répartis en un groupe de contrôle intensif de la pression artérielle (cible inférieure à 120 mm Hg) et un groupe d'abaissement standard (cible inférieure à 140 mm Hg) et suivis jusqu'à cinq ans. Au cours de cette période,

  • 88 cas de FA se sont produits dans le groupe « intensif », 118 cas dans le groupe standard ;
  • l'avantage d'une baisse intensive de la pression artérielle sur la réduction du risque de FA apparaît similaire dans tous les groupes, indépendamment du sexe, de la race ou des niveaux de pression artérielle.

 

C’est une nouvelle voie de prévention de la FA que proposent ainsi ces scientifiques qui conseillent de « s’attaquer » avant tout à l’hypertension artérielle.

Il est important de noter qu’à la suite de cet essai, l'American Heart Association et l'American College of Cardiology ont mis à jour leurs directives cliniques pour l'hypertension artérielle.

De précédents résultats de l’étude SPRINT avaient également montré que la baisse de la pression artérielle réduit le risque de troubles cognitifs et peut ralentir les lésions cérébrales liées à l'âge.

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