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FONCTION PULMONAIRE de l'enfant: Même un peu de pollution affecte les poumons

Actualité publiée il y a 5 années 7 mois 3 semaines
American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine

Même de faibles niveaux de pollution peuvent affecter sévèrement les poumons d'un enfant, estime cette étude d’une équipe de l’école de médecine d’Harvard, publiée dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine. Mais une réduction des niveaux de pollution, porte ses fruits, aussi.

Ici, les chercheurs rapportent que les enfants exposés à des niveaux plus élevés de pollution de l'air, y compris les particules fines (PM2,5) et de suie (carbone noir), présentent une fonction pulmonaire altérée en fonction des niveaux de pollution. Ainsi, à l'âge de 8 ans, la fonction pulmonaire des enfants vivant à moins de 100 mètres d'une grande route est en moyenne réduite de 6% par rapport à celle d'enfants vivant à 400 mètres ou plus loin. L'auteur principal, Mary B. Rice, professeur à l'école de médecine de Harvard, qui a noté que les niveaux de PM2,5 à Boston ont diminué de plus de 30% entre 1996 et 2006.


Les chercheurs ont suivi 614 enfants nés de mères participant à la cohorte Viva, une étude à long terme sur la santé des femmes et des enfants, menée dans l'état du Massachusetts. Les auteurs ont calculé la distance de la maison de l'enfant à l'autoroute la plus proche, et estimé la durée d'exposition aux PM2,5, en utilisant des mesures par satellite. À 8 ans, les enfants ont subi des tests de la fonction pulmonaire. L'analyse constate que,

· les enfants qui vivent à plus grande proximité des grands axes routiers présentent les plus fortes réductions de fonction pulmonaire,

· une exposition récente à la pollution est associée à une fonction pulmonaire plus fortement réduite,

· les enfants qui ont « bénéficié » d'une plus grande amélioration de la qualité de l'air après la première année de vie, présentent une meilleure fonction pulmonaire par rapport à ceux dont la qualité de l'air n'a pas changé depuis leur naissance.

Des données qui constituent une nouvelle alerte mais qui montrent aussi que les efforts accomplis pour réduire la pollution liée à la circulation porte ses fruits, ici sur la fonction pulmonaire des enfants. L'étude continue à suivre ces enfants jusqu'à à l'adolescence.

« Nous prévoyons d'évaluer si les améliorations de la qualité de l'air apportent des bénéfices toujours plus importants de la fonction pulmonaire à l'adolescence ».

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